
S’il est une exposition à voir en cette saison c’est bien cette dernière qui dure jusqu’au 20 juillet 2026.
Cette exposition nous fait découvrir les liens de « parenté » intellectuelle, sculpturale de Rodin avec Michel-Ange et des inspirations que ce dernier éprouve et qui se retrouve dans son œuvre.
C’est un corps à corps entre les deux sculpteurs et une danse magnifique se fait devant nos yeux.
Tout d’abord l’entrée de l’exposition avec ces hommes faits de muscles, de couleur bronze ou bien albâtre et cette mise en scène en ronde nous donne déjà le tournis.




Cette exposition nous parle de corps vivants, de muscles, d’hommes, de femmes, de dissection pour pouvoir transcrire en sculpture les corps et nous transmette l’énergie de la vie à travers les formes.
Les sculptures sont modelées et chaque forme est différente. On dirait un corps à corps entre les deux sculpteurs qui pourtant sont éloignés en termes de période de vie. Rodin se rendra souvent en Italie pour y apprécier et y comprendre les modèles de Michel-Ange.
La dissection est aussi un art partagé entre les deux hommes et on peut l’apprécier à travers les mains mais aussi les peintures, esquisses réalisées par les deux artistes sur les muscles.





Beaucoup d’œuvres sont inspirées comme cet homme assis et ce corps penché. Ils se font écho.


Les esquisses des muscles tendus et ses torses qui nous font face. Le travail des artistes sur du plâtre pour les réaliser et finaliser les métamorphoses d’Ovide pour Rodin, groupe érotique où les corps fusionnent. Et cette autre sculpture le créateur réalisé aussi par Rodin avec ce corps de femme qui souffle au créateur.






Les torses aussi à la puissance phénoménale qui montre bien les muscles bandés et le Christ en croix de Michel-Ange présente la maitrise anatomique des deux hommes. Et surtout les mains (on y revient à plusieurs reprises) gigantesques du créateur.



Enfin le penseur de Rodin que j’adore regarder sous toutes les coutures et les angles pour en découvrir la paix et le calme. Michel-Ange en a créé un aussi.



Roméo et Juliette en terracotta, aussi dans un corps à corps mortel qui s’enlacent dans une danse.

Le Balzac immense dans sa stature et le drap de son manteau. Il semblerait qu’il était nu avant et représenté avec un mini sexe. On est impressionné par la taille du visage et la croupe de cheveux.


J’ai aussi adoré le visage sur le morceau de marbre blanc griffé et les yeux de cette femme dont émerge la tristesse. La pensée ! Rodin a réutilisé un portrait de la sculptrice Camille Claudel. Pensée qui émerge.


Par contre ce qui est intéressant est de savoir que les méthodes de travail entre Michel-Ange et Rodin sont différentes. Michel-Ange part du marbre blanc de Carrare en bloc, burine et travaille le marbre pour arriver à l’œuvre ; Rodin fait des esquisses, des plâtres et fait réaliser le tout par ses élèves pour y apposer sa signature à la fin. Deux hommes deux façons de travailler mais le résultat est magnifique et majestueux.
Courez voir cette exposition.
Lien : https://www.louvre.fr/expositions-et-evenements/expositions/michel-ange-rodin
Paris le 26 avril 26.
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