Musée d’art Moderne de Paris : Anni et Josef Albers


Une histoire de l’art allemand exporté aux Etats-Unis !

Anni et Josef deux artistes du Banhaus s’y rencontrent, se marient et font toute leur vie ensemble à travers les arts : peinture, architecture, tapisserie, bijoux…. Une vie consacrée à l’art !

Ils vont vivre la montée du nazisme en Allemagne et la fermeture du Banhaus en 1933 pour finir par s’installer en Caroline du Nord au sein du collège Black Mountain.

Le Banhaus leur permettra de privilégier l’apprentissage par la pratique et d’accroitre la sensibilisation tactile et visuelle aux matériaux et à l’environnement.

C’est une première étape dans leur apprentissage qu’ils vont parfaire en travaillant le verre, de la peinture, en créant des tapisseries, des bijoux clin d’œil, en touchant à la photographie et au design. On pourrait dire des touches à tout éclectiques géniaux.

Mais en fait ils appliquent les enseignements reçus et ceux qu’ils prodigueront à leurs étudiants à travers quelques préceptes : « apprenez à voir et à ressentir la vie, cultivez votre imagination, parce qu’il y a encore des merveilles dans le monde, parce que la vie est un mystère et qu’elle le restera ». (Josef Albers)

Ce qui m’a attiré dans cette exposition c’est la couleur des œuvres tant les verres, leurs formes et la clarté qui en ressort ; le structuralisme et la modernité des mobiliers. Le langage des formes architectoniques est impressionnant et marque une époque. On le retrouve particulièrement au sein des œuvres carrées.

Les tapisseries d’Anni sont aussi très modernes mais inspirées aussi des pré-colombiens sur la fin de son œuvre.

« Notre désir pour la forme la plus simple, la plus clair contribuera à rendre les gens plus unis, la vie plus réelle et par conséquent plus essentielle ». (Josef Albers)

Cette phrase résume à elle seule leur œuvre.

J’ai adoré aussi les tapisseries pendues avec des rainures qui permettent de voir à travers – pureté et simplicité !

Un autre point a attiré mon œil – les bijoux d’influence mexicaine pour certaines avec la technique du nœud (tour de cou), les colliers avec les trombones (que je trouve plein d’humour et d’ingéniosité) et ceux avec les pinces à cheveux ! Il fallait l’imaginer… Comme quoi avec peu de choses on peut être hyper-créatif.

Je finirais par cette phrase :

Et je vous laisse admirer les œuvres.

Paris le 12 decembre 2021.

Catégories :Europe, FranceTags:, , , , ,

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