Les étangs de Sologne : Beaumont, Malzone et La Ferte Beauharnais


Il y a des lieux où on aime revenir pour se ressourcer, respirer et agrémenter ses journées de belles vues.

Eh bien là la Sologne a fait cet effet de calme et de bonheur à découvrir des étangs pleins d’eau qui brillaient ou scintillaient à travers les quelques rayons de soleil ; ou bien rendaient encore plus contrastant les nuages qui se reflétaient dans leurs eaux.

Tout d’abord marcher dans des chemins pleins de bruyères mauves, sentir le sol craquer sous ses pieds et fouler les feuilles sèches qui se fendillent lors de votre passage.

Longer l’étang et humer l’odeur de l’eau verte, regarder les bouleaux zébrés, plantés à son bord et voir le tronc recouvert de champignons. On dirait des petites marches ou des petits escaliers vous permettant d’atteindre le ciel. Ou bien on pourrait les comparer à des soucoupes volantes collées aux troncs qui se sont trompées d’endroits pour amerrir. Les bouleaux voguent toujours à plusieurs et se méfient de la solitude. Ils sont souvent proches des roseaux.

Humer l’humidité et rebrousser chemin pour trouver un autre endroit où cheminer.

Découvrir une petite ile plantée au milieu de l’étang, comme lâchée là par hasard, en attente de disparaitre pour l’éternité.

Le ciel lui se reflète peu dans l’eau grise de l’étang mais dessine des ailes ou bien des cerfs-volants tourbillonnants. C’est surprenant !

Et puis des touffes d’herbes apparaissent elles sont trompeuses car on pourrait y tomber et ne pas se relever. Elles font aussi des allées qui permettraient à des barques de voyager entre deux rives. Quelques canards se promènent et nous narguent. Rien à l’horizon de palpitant ! Quel dommage !

Le ciel s’assombrit et nous dit qu’il est temps de regagner la rive sèche car rien de bon n’est à prévoir.

Un autre lieu m’a fait découvrir aux abords d’un étang une demeure grande et bien posée ; le château de Villebourgeon. Maison bourgeoise toute de brique rouge comme on trouve en Sologne avec deux tours de garde à son entrée. Un lac à son côté qui doit rendre le lieu humide et proche d’une forêt. Le charme du lieu et les couleurs se reflétant mon arrêtée dans mon élan et je me suis entretenue avec le maitre des logis et son chien bien cabriolant au risque de se faire écraser. Et puis j’ai pris le chemin de la forêt pour me rendre vers l’étang des Thibergères asséché. Car en Sologne on peut vider les étangs et nettoyer ou bien les rendre à la culture. Il suffit d’ouvrir ou de fermer les vannes des pontons que l’on trouve le long des étangs.

Dans la forêt de hautes fougères déjà colorées de l’automne voguaient au gré du vent et les bruyères tapissaient le sol de leurs doigts de dentelle. Les bouleaux, les marronniers dont les marrons recouvraient le sol rendaient l’endroit pittoresque. Seuls les bruits des chasseurs faisaient comprendre que la chasse ouvrait son festin. Les animaux se terraient attendant des jours meilleurs.

Et je finis ma route sur l’étang de la Ferté Beauharnais pour en faire le tour et me remémorer ses étangs de Sologne et leurs pontons si typiques.

Il aurait été heureux de ramasser les champignons cèpes ou girolles si typiques du cru mais la saison n’était pas encore de la partie.

Sologne Septembre 2021

Catégories :Europe, FranceTags:, , , , , ,

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