Un petit tour dans le parc du Marquenterre


Il y a quelque temps j’ai découvert le parc du Marquenterre lors d’une visite de la région de la baie de Somme.

Un monde fou dans les environs – Covid oblige- puisque cette année les français et les européens viennent se balader là ils peuvent.

Ici ce parc est un havre de paix à partir du moment où vous commencez à vous éloigner du lieu de restauration et du parking.

Les forêts de pinède vous accueillent un petit temps et vous font de l’ombrage mais après vous entrez sur un territoire ouvert aux vents et au soleil brulant.

Mais rien ne vaut cette balade où lacs, marais et pinèdes se mêlent.

Partons donc à la découverte du Marquenterre.

Plusieurs parcours sont à votre disponibilité et j’ai décidé de parcourir le plus long le rouge qui s’enfonce le plus loin dans cette nature.

Huit kilomètres à rechercher les oiseaux, à faire le pied de grue, à regarder les cieux pour découvrir un oiseau volant ou bien se cacher dans les sortes de huttes pour apprécier les oiseaux se pavanant sur les lacs du parc.

Un véritable miracle et une joie de pouvoir se promener dans une nature qui s’offre à vous.

Le Marquenterre a été créé en 1973 et accueille 300 espèces de migrateurs à l’année. C’est un lieu de reproduction, de migration et d’observation pour les chercheurs. L’histoire de ce parc débute par l’envie de Michel Jeanson de créer la culture de tulipes et de jacinthes comme en Hollande sur des polders. Comme la concurrence est rude avec les Pays-Bas il décide de convertir son agriculture en parc migratoire pour les oiseaux. Les 200 hectares sont ouverts en juillet 1973 et en 1986 ils sont cédés au Conservatoire du littoral. En 1994 celui-ci devient une Réserve naturelle d’Etat pour protéger le site.

Mais revenons à notre promenade.

Pinède, dunes, prairies, marais et roselières se succèdent et vous donnent des points de vues différents les uns des autres. De plusieurs endroits on peut admirer la côte et en percevoir ses contours. Le cap Hornu où voguent les phoques. Cayeux sur mer où se trouvent les plages de galets et les petites cahutes pour les estivants.

La pinède était vraiment agréable ce jour-là car il faisait une chaleur à mourir. Bien sûr qui avait oublié son chapeau – c’est moi – et je me suis harnachée de mon gilet sur la tête pour me protéger des rayons du soleil ! J’avais belle allure mais peu importe !

La vue des pinèdes sur le parc donne une belle visibilité sur le parc. Plus on s’approchait des marais plus on cherchait les oiseaux et en plein soleil ils sont comme nous ils se cachent dans les roseaux ou les hautes herbes.

Les nuages se jouaient du ciel et du vent pour former des arabesques et nous montrer que le temps change très vite. Mais le soleil de plomb était toujours à l’horizon.

Le calme du lieu donnait à rêver et à s’appesantir ; à s’ébahir du lieu et à profiter de cette nature qui nous donnait à découvrir les marais avec ses grandes herbes folles, ses plages de sable où se nichaient les cygnes et les échasses blanches.

Le contraste entre le ciel bleu moutonneux, le vert foncé des arbres, la couleur sable de la terre, l’eau bleue des marais et le vert flamboyant des herbes mi-hautes rendent ce lieu paisible et profond.

De multitudes d’oiseaux noirs, blancs se regroupaient par milliers : des canards, des cormorans noirs qui se faisaient sécher leurs ailes en les déployant, des cygnes voguant, des poules d’eau au bec rouge dites Gallinule et bien d’autres dont j’ignore les noms mais qui ont ravis mon après-midi. Nous croisâmes des hérons cendrés, des aigrettes blanches et surtout des cigognes. Ces dernières nous épiaient et nous suivant en nous survolant ou en nous narguant dans les hautes herbes se déjouant de nous. Un joyeux moment où nous jouions à cache-cache dans les roseaux. J’eus le plaisir de la voir boire et se refléter dans l’eau.

Quelques arbres ou fleurs croisés sur mon chemin : argousiers aux fleurs orange rencontrées en Mongolie et dont j’ignorais le fait que nous en avions en France. Comme-quoi ! Des sortes d’iris jaunes aux formes improbables et d’autres fleurs des marais incroyables.

De jolies mares se dévoilèrent à nos yeux où la nature se reflétait dans l’eau donnant un éclat particulier.

Puis nous finissions notre parcours dans les pinèdes du début pour nous rafraichir à nouveau.

Allez visiter ce lieu magique à toute période de l’année.

Paris le 26 juillet 2020

Lien : http://www.marquenterrenature.fr/

https://www.baiedesomme.fr/themes/?lang=1&id_lieu=14&id_article=5637

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