Un endroit comme il en existe peu : Mingun – La pagode Hsinbyume


Une merveille blanche, toute blanche posée au milieu d’une nature verte, entourée d’arbres et surtout de différents temples.

Il est tout blanc et sa blancheur étincelle, vous brûle les yeux par sa pureté et vous absorbe dans une méditation incommensurable. Envoûté vous l’êtes et vous le resterez, même des années plus tard.

Quand on le regarde de loin on dirait un gros gâteau, tarte à la crème blanche, étalé sur la plaine avec ses auréoles, au sol, qui font des vagues ondulantes comme des serpents, se mouvant le long du temple pour éviter à quiconque de pouvoir y accéder. Des portes aux quatre points cardinaux vous permettent d’y pénétrer par des escaliers blancs, couverts par des arcades sculptées de stuc. Son état de conservation est extraordinaire.

Elle est construite sur un plan circulaire, le tout blanchi à la chaux, compte sept terrasses concentriques finies par des parapets.

Alors là, je suis tombée en arrêt comme tétanisée par la beauté du site, tout en arrondi, sur sept étages qui surplombent la région, le fleuve Irrawaddy.

Les sept terrasses décorées avec des vagues représentent les sept mers, à leur sommet le stupa symbolise 7 chaînes de montagnes autour du Mont Meru, le centre du monde, en cosmologie bouddhique. Tout en haut une flèche d’or avec le visage de Bouddha en or.

Pour y arriver, il faut traverser douze portes en quinconce, sept pour l’ascension des terrasses et cinq pour atteindre le stupa. Sept étages qui vous font monter au sommet du mont Meru et atteindre le nirvana. Déjà en bas c’est ce que je ressentais.

 Un peu d’histoire : la pagode Hsinbyume fut édifiée en 1816 par Bagyidam, le roi la voulut très belle, à la mesure du chagrin que lui provoqua la mort de sa première femme (Princesse Hsinbyume veut dire princesse éléphant blanc), qui porte son nom – répétition de l’histoire du Taj Mahal en Inde.

L’édifice s’inspire du temple Sulamani de Pagan. Elle est censée représenter la paya Sulamani, résidence supposée du roi des Nats, qui selon la conception bouddhiste du cosmos, se dresse au sommet du Mont Meru (la montagne occupant le centre de l’univers).

Plus on progresse dans les étages plus on ressent cet état de calme, de transcendance et de bonheur qui envahit chaque pore de votre peau et de votre corps. Des ondes de bonheur vous irradient et on ne ressort pas intact, ni la même personne, que quand on y est entré. Même quatre ans plus tard je repense à ce site qui aura émerveillé mon âme, mon cœur et restera pour moi comme l’un des plus beaux sites de la Birmanie.

Pour atteindre le dernier étage de la pagode il faut grimper étage par étage, terrasse par terrasse. Cela se mérite ! Chaque étage comporte des créatures ou des statues de figures mythologiques, des ogres, des nagas, des serpents, des nats, des esprits et des représentations de Bouddha. Des couloirs blancs permettent de faire une circumanbulation tout autour de la pagode. Chaque Bouddha est sous un stupa pour le protéger et l’honorer. Hélas beaucoup de statues ont disparues ou ont été décapitées. Pour quelles raisons je ne sais.

Lorsque l’on atteint le dernier étage on tombe devant une représentation de Bouddha en or, faite de deux statues : une intérieure, une extérieure. La deuxième a été décapitée puis remise à sa place. Le visage de Bouddha est une pure merveille de ferveur, de pureté, de compassion et de beauté. Je suis restée là en arrêt devant comme charmée, envoûtée. Et je n’ai pas résisté : j’ai fait une offrande de fleurs de jasmin tellement j’étais impressionnée et émerveillée.

Nous avons repris notre chemin en faisant le tour des statues de Bouddha, en regardant les birmans prier, faire des offrandes ou allumer des bâtons d’encens. J’ai regardé avec plaisir ce père expliquant à sa fille le rituel des encens et lui montrant comment allumer les bâtons d’encens. Une femme plus haut faisait ses prières et honorait ses dieux.

Et de l’étage le plus élevée la plus belle vue et le plus beau panorama s’offrait à nous sur le fleuve mais surtout sur la pagode de Mingun. J’étais tellement captivée par la beauté de l’endroit que j’ai fait deux fois le tour. Je m’y suis sentie calme, apaisée, chez moi.

Puis on est redescendu sur la première plateforme, base de la pagode et là j’ai encore fait deux fois le tour pour regarder les statues, m’en imprégner et parcourir les dragons, sorte de serpents aux gros museaux.

Je serais bien restée là et j’ai quitté à regret cette beauté blanche et pure.

En quittant le site je me suis assise pour le regarder et mes yeux n’arrivaient pas à s’en détacher.

Mingun Août 2015,

Paris février 2019.

Catégories :Asie, Birmanie Myanmar, Non classéTags:, , , , , , , , ,

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