

Il y avait une exposition que je ne voulais pas rater c’est bien celle de la rétrospective de Cézanne et quel moment !
Traverser la Concorde et les Champs-Elysées de bon matin pour sentir le soleil automnal enrober la ville, pour regarder le Grand-Palais et sa verrière, les fleurs d’automne qui composent ses parterres attenants – tout cela nous extrayait des manifestations et de la colère du peuple français.




Une entrée en matière pour rencontrer Cézanne qui du portrait à la nature aura couvert toutes les palettes de la peinture et aura imprégné tous les peintres du 20 et 21e siècle. De Gauguin à Picasso en passant par Zau Wou-ki et tant d’autres comme Braque ou Matisse.
Des autoportraits à des portraits de sa femme, de sa famille ou bien de la cuisinière ; aux natures mortes avec des pommes ou bien des vases remplis de fleurs qui ont inspiré même Wharol ; en passant par les baigneuses qui me font toujours penser à Renoir ou entouré des sculptures de Matisse ;





les paysages où la nature prend sa place et inspire d’autres peintres comme Natalia Gontcharova par exemple ; Les inspirations autour de ses œuvres sur les monts Sainte Victoire comme Vera Molnar, Fabienne Verdier, Pierre Buraglio et Zau Wou-ki.




Cézanne peint des paysages pour les comprendre et rend les couleurs, les matières et donnent dans tous les tons du bleu au rouge. Il peint des autoportraits, soixante-dix où il trouve un équilibre entre observation et construction. On y retrouve le caractère de la personne, les couleurs apportent l’espace qu’il faut aux autoportraits.






Et surtout le motif le plus important de Cézanne avec la colline Sainte-Victoire, visible depuis Aix-en-Provence, une montagne qui a été interprétée par tous les artistes et qui est devenue une composition mondiale.







Et ce que j’ai aimé redécouvrir ce sont ses natures mortes avec les fameuses pommes, les pots, les vases remplis de fleurs. Tout est d’une fraicheur inspirante.









Et en ressortant je suis passée le long du Grand-Palais pour rejoindre la Seine où les pompiers faisaient des essais de jet d’eau et où les bateaux voguaient. Pour certains on se serait cru à Venise avec les gondoles.




Comme quoi Paris peut être une ville magique où la culture abonde.
Paris le 1er Novembre 26
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