

Voyager à travers les tableaux de Monet c’est comme cheminer à travers notre beau pays, le jardin de Giverny avec les Nymphéas mais aussi l’Angleterre.
C’est découvrir le soleil, la pluie, la grisaille, les couleurs qui se jouent de notre regard.
Tout cela à travers des thématiques comme les gares et les trains ; les arbres et en particulier les peupliers ; les meules de paille ; les rivières ; les cathédrales et celle de Rouen ; et le jardin de Giverny avec le pont et les Nymphéas.
Nous traversons toute l’œuvre de Monet et c’est un moment de fraicheur.
Et cela commence avec ce tableau à l’herbe bien vert pomme avec ce Train dans la campagne.

Les tableaux des gares en particulier celle de Saint-Lazare qui menait à Giverny avec la fumée grisâtre de la vapeur qui les actionnait.

Le brouillard de Londres et le parlement de Londres. Ces taches et ces impressions qui savent rendre le temps et l’atmosphère si fortement en vous plongeant dans ces moments frileux. Ou par moments le soleil brille et adoucit la vie. Avec le reflet de l’eau qui frétille et vous glace encore plus les os.



Ce qui est intéressant dans l’œuvre de Monet c’est qu’il répète des vues à plusieurs fois et les interprète complètement différemment.
La Normandie fait partie aussi du paysage de Monet comme ses autres peintres Boudin entre autres. Ici les falaises d’Etretat avec cette arche beaucoup plus petite que celle que nous connaissons actuellement.


Ou les bras de la Seine à Giverny où la couleur est le bleu dans toutes ses touches. Le vert apparaissant un peu en contraste.



Et les arbres comme ces peupliers géants, aux longues tiges et feuillus dans leur hauteur par un temps de ciel bleu et des nuages blancs. Ils sont tous plantés comme des « i ».



Et le clou de l’exposition ce sont les fameux Nymphéas de Giverny peints sous tous les temps, toutes les saisons, toutes les couleurs. C’est un clin d’œil à la beauté de la nature travaillée, arrangée par la main de l’homme. Chaque détail est un ravissement – que ce soit les saules qui plongent leurs branches dans l’eau, les nénuphars qui nagent sur le lac, les couleurs des fleurs, les tiges des roseaux. C’est tout un art pour rendre ces paysages magiques et magnifiques.


J’aime en scruter les détails.
Comme le pont dit le bassin au nymphéas tout vert, de touches différentes, et les mauves qui parsèment le bassin. Ravissement et éclat !


Et puis le pont japonais sous toutes les couleurs des saisons : rouge de l’automne, vert du printemps. Les saules pleureurs qui donnent au tableau une forme d’abstraction. On ne voit plus rien des branches, des feuilles.





Ou bien ce tableau rose toute en nuances qui montre la Seine sous la glace dit les glaçons. Je pense ne jamais avoir vu ce tableau. La Seine charrie de la glace et cela vous gèle les os. Mais les couleurs pâles à la Turner donnent une douceur à ce froid.


On finit par les Nymphéas qui voguent sur le bassin. Le détail des nénuphars est magique, il attire l’œil.




Et pour en terminer les iris et les nymphéas composent une féérie des couleurs. Les iris sont juste resplendissantes et il m’a fallu du temps pour m’arracher à ces fleurs et ce plan d’eau.


Et un petit film montrait Monet peignant.



Allez voir cette exposition c’est une petite merveille de rétrospective.
Paris le 25 octobre 26.
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