
Hier une belle découverte d’un artiste hyper connu mais dont les dessins de ses premières œuvres m’étaient inconnues et ont révélé une nouvelle part de son travail.
Toutes œuvres que nous connaissons tous sur des reproductions de sérigraphies ont fait oublier qu’Andy Warhol était un fin dessinateur et qu’il a dessiné jusqu’à la fin de ses jours.
Il a réalisé des dessins de portraits, de caricatures, de scènes de genre des planches publicitaires avec un coup de crayon incroyable qui laisse parfois autodérision, humour ou amusement se dérouler sous nos yeux.
Dès ses jeunes années il a un penchant pour la caricature et on peut y découvrir l’influence de sa mère. On y retrouvera des clins d’œil aux boites Campbell, à Coca-Cola ou autre.
Puis l’exposition passe par les abécédaires et le lettrage pour glisser vers les visages et masques avec les portraits de Mao, Marilyn Monroe ou bien les ladies and gentlemen.
La suite est sur Erotica avec des visages et des corps non genrés comme nous dirions aujourd’hui.
Pour finir avec la violence de ce monde dans lequel nous vivons. Voici les thématiques qui ornent cette exposition qui vaut vraiment le coup de s’y rendre.
Mais passons à ce que j’ai particulièrement aimé pour vous partager Andy Warhol.
Tout commence par cette très belle photo de l’artiste avec cette iris au milieu du visage qui marque son œuvre – cette double personnalité que nous retrouverons dans les portraits ; les visages de sérigraphie.
Dans ses dessins on peut voir ces jambes de femmes perchées sur des talons avec des robes courtes, des portes jarretelles et transparentes qui laissent le corps libre et ce serpent qui glissent derrières elles comme si elles étaient le venin qu’il faut rayer de la civilisation – un peu la pomme d’Adam croquée ! Et ces corps de danseurs qui s’expriment librement sur la scène. Le mouvement fait le tout.


Et cette image de la femme qui doit charmer les hommes pour qu’ils vous veulent et que vous soyez désirable car une femme ne peut être que désirable – ce qui est un peu réducteur mais marque les années 50.

Ce qui m’a bien fait rire aussi ce sont les tableaux sur le communisme entre les manifestations, les drapeaux de la faucille et du marteau en noir et blanc mais aussi avec ce rouge couleur de sang qui montre toute la sauvagerie de ce monde.


Et après on passe aux bouteilles de Coca-Cola et de la soupe Campbell qui font parties de son œuvre.

Ce qui m’a frappé aussi ce sont les femmes qui sont toujours par deux en grande discussion avec ces tâches de couleurs qui agrémentent le tableau.

Et surtout ce portrait d’une femme entre l’empreinte en sérigraphie qui la magnifie et l’œuvre sur papier qui montre son côté androgyne avec ses lèvres pulpeuses et sa coupe au carré garçonne.


Après toutes les sérigraphies que nous connaissons tous avec Mao, Marilyn, ses autoportraits et celui de Nixon. Et celles de femmes plus ou moins connues. Ou ce visage en noir et blanc. Ou l’ombre en rouge et noir cette fois-ci.





J’ai aimé aussi ces torses d’hommes en double et ce couple sur fond rouge qui se superpose et dont la langue lèche l’oreille. Scène sensuelle.


Et on finit l’exposition par la violence avec des armes et cet homme avec ce corps de batteur et le Christ et ces œufs colorés – on se demande d’où cela sort.




Et tout cela se termine sur une photo de Warhol tout en noir – magnifique artiste.

Courez voir cette exposition.
Lien : https://expo.paris/exposition/andy-warhol-la-ligne-et-l-image-musee-du-luxembourg-2026
Paris le 20 septembre 26.
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