
Très belle petite exposition sur Madame de Sévigné.
Marie de Rabutin-Chantal naît à Paris, place Royale (actuelle place des Vosges) le 5 février 1626. Issue d’une famille d’ancienne noblesse bourguignonne par son père, elle est élevée à Paris par ses grands-parents maternels, les Coulanges, qui lui assurent une excellente éducation, rare pour une jeune fille. En 1644, elle épouse Henri de Sévigné, gentilhomme breton, dont elle aura deux enfants : Françoise-Marguerite et Charles. La mort de son mari, tué en duel en 1651, la laisse veuve à vingt-cinq ans. Elle restera veuve et ne se remariera pas car elle veut être libre financièrement ainsi que de ses mouvements. Elle vit entre le quartier du Marais à Paris et ses terres des Rochers en Bretagne, Madame de Sévigné participe aux cercles lettrés les plus raffinés de la capitale, dont ceux de la marquise de Rambouillet et de Mademoiselle de Scudéry.
Dans le très beau Musée Carnavalet et dans cette cour entièrement rénovée à la statue de Louis XIV qui trône au beau milieu et aux superbes statues incrustées dans le mur.




Puis on entre dans le musée pour y découvrir les premières salles où l’on peut voir des affichages de boutiques à la vache entre autres.

Et puis je suis venue ici pour visiter l’exposition de Madame de Sévigné et un très beau portrait de cette Marquise nous fait face.

On peut alors admirer des peintures, des livres des fameuses lettres de Madame de Sévigné à sa fille et l’on découvre aussi des meubles de l’époque lui ayant appartenu comme cette commode secrétaire sur lequel elle écrivait.
On peut aussi regarder des films remémorant Madame de Sévigné, la cour de Louis XIV et voir des livres imprimés sur ces lettres. Quelques babioles ou boites en fer à l’effigie de la Marquise.




J’ai trouvé très drôle le clin d’œil de François Truffaut que je vous laisse lire.

Un autre portrait en pied de Madame la Marquise et à une autre époque toujours avec son collier de perles fines autour du cou. On y voit la grâce du mouvement du bras.





On peut aussi regarder le portrait de sa fille Françoise comtesse de Grignan qui lui ressemble un peu.

Il faut savoir que Mme de Sévigné était locataire de l’hôtel Carnavalet qu’elle surnommait « La Carnavalette ». Elle n’y vivait pas seule puisque son oncle et le fils de ce dernier ainsi que la famille de Grignan partageaient les locaux. Et pour que chacun puisse vaquer à ses affaires il y avait des moments de solitude et des moments de partage comme les repas, le café ou les jeux de société. Ces moments de solitude permettaient la lecture, l’écriture ou bien le recueillement.
Car Mme de Sévigné écrivait chaque jour à sa fille lorsque celle-ci était en Provence et racontait tous les faits et gestes de la cour de Louis XIV. Elle décrivait la vie politique ; les courtisans et les scandales, les cancans ; les faveurs tout ceci en se rendant au Palais Royal ou à Versailles pour solliciter une entrevue. Elle assiste aussi aux ballets ou comédies mais finit par dire « Et tout cela, autant en emporte le vent ; on est ravi de revenir chez soi ». Elle tient une chronique d’une finesse impressionnante et d’une liberté totale.
Lien : https://www.carnavalet.paris.fr/expositions/madame-de-sevigne
Paris le 13 juin 26.
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