


L’intitulé de l’exposition porte bien son nom « Plein soleil » car nous entrons dans la lumière pour une grand majorité des œuvres.
J’ai d’ailleurs été très surprise par la luminosité, les couleurs et la joie qui émanent de ces peintures et de l’artiste lui-même.


L’intensité de la lumière, l’atmosphère des décors mais aussi des peintures mortes sont étonnamment gaies et vous transportent dans des environnements légers dignes des impressionnistes. La nature y est représentée de manière forte et elle vous crie sa joie de vivre en vous la transmettant. On a envie d’entrer dans ses toiles et de gambader dans la nature qu’il nous présente.
Károly Ferenczy (1862-1917) est une figure majeure de la modernité en Europe centrale. Son œuvre profondément singulier l’impose comme l’un des grands peintres du tournant des XIXe et XXe siècles. Le Petit Palais entend mettre en lumière son originalité fondamentale. Ni naturaliste, ni symboliste, ni impressionniste, ni nabi, mais un peu tout cela à la fois, il incarne le cosmopolitisme de la fin-de-siècle.
Dès l’entrée la peinture de cet homme debout qui regarde un point dans la nature au loin donne envie de parcourir ce mont et de se glisser dans ce paysage.

Quelques portraits au fusain montrent la technicité et la clarté des traits décrits. Et cet autoportrait où il impose au modèle la juste pose. (Le peintre et son modèle dans la forêt) Ou bien le portrait de Mme Ernst avec son chapeau tout bleu.



Et très vite on voit le poids de la nature dans ses œuvres. Par exemple ces deux femmes qui rempotent des fleurs (Jeunes filles cultivant des fleurs). Ou bien des hommes qui regardent la mer mais dans un ton plus gris et sobre. (Jeunes garçons jetant des cailloux)


Puis cette femme dont le titre est « Chant d’oiseaux » dont le rouge de la robe magnifie le tableau et fait ressortir le bouleau nous transporte dans la gaieté. Jeu d’ombre et de lumière.

Parfois on est transporté dans des peintures plus bibliques avec des cadres renaissance italienne qui les rendent encore plus religieux. Comme ce tableau nommé « Orphée ».


La nature prend de plus en plus d’importance comme dans ce tableau où sont réunis des artistes et nous nous trouvons dans un atelier à ciel ouvert. Les hommes et les femmes dans le tableau « le sermon sur la montagne » font comme une ronde et honore cette nature dans tous les tons du vert. Nature de Nagybanya.

Il y peint en plein air que ce soit au printemps, en automne ou en hiver. La nature est le paysage avec des bucherons, des tsiganes, une femme peintre ou ces femmes se promenant (un peu comme un tableau de Monet) , ou ces hommes nus se baignant dans la rivière, au sommet de la colline.








La nature morte aussi est joliment peinte comme ces roses sur une table avec une nappe blanche. Le détail des pétales roses est si bien peint que l’on croirait des vraies.


Et on revient toujours aux paysages comme celui-ci très nuageux.

Et le fameux mur rouge peint à plusieurs reprises qui illustre le jardin où vivait le peintre.


Un très beau moment qui vous met en joie et vous ressortez léger. Ferenczy est à connaitre et admirer.


Lien : https://www.petitpalais.paris.fr/expositions/karoly-ferenczy
Paris le 5 mai 26.
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