Revisiter ses voyages et le monde à travers les photos de Steve McCurry


Très belle exposition au Musée Maillol à Paris qui permet de visiter notre monde à travers les photos de Steve McCurry.

Une très belle découverte du monde et de notre siècle à travers les photos de McCurry m’a permis de revisiter les pays et mes voyages réalisés à travers le monde.

Plus de 150 photos nous décrivent notre monde fait de barbaries, de beautés naturelles et d’hommes et de femmes vivant dans ce monde de cruauté ou de merveilles.

Tout le monde n’a pas la chance de vivre sous nos contrées mais parfois un monde plus simple et plus rude peut redonner à l’âme un sursaut de bonté, de sagesse et de profondeur que nous avons perdu dans nos civilisations.

Beaucoup d’émotions marquent cette exposition et je me revois visitant ces pays, rencontrant ces hommes et ces femmes, ces différentes religions qui nous ramènent à la spiritualité – marque de l’Homme.

Nous allons refaire un long voyage cheminant l’Inde, l’Asie et l’Afghanistan – que je ne sillonnerais jamais mais dont mes parents m’ont toujours parlé comme le plus sauvage du monde – et dont Steve McCurry nous a montré l’humanité à travers ces hommes et ces femmes aux regards incroyables de douceur, de cruauté et de profondeur.

Je me suis donc retrouvée voyageant avec Steve McCurry dans des contrées connues de moi, avec mes passions et mes coups de cœur.

Nous allons donc partir à la découverte de ce monde qui m’a enchanté à travers ses photos et peut-être quelques-unes des miennes.

Je vais partir de l’Inde vers l’Asie er parcourir les chemins qui sont les miens à travers les yeux de ce photographe renommé.

Tout d’abord l’Inde aux multiples visages qui ne cessent de vous porter vers la spiritualité qu’elle soit hindouiste, bouddhiste ou musulmane. Ces trois religieux s’entrechoquent mais font partie d’un même pays qui a du mal à s’accepter.

Puis nous glisserons vers l’Himalaya (Népal et Tibet) pour filer vers le Cambodge avec Angor Vat, la Birmanie, la Mongolie, le Japon pour finir par l’Afghanistan où je ne mettrais jamais mes pieds dans ceux de Steve McCurry ou d’autres comme Michaud.

Je commencerais par le Cachemire tant décrié, bafoué mais tellement beau et tellement sauvage. Paysages de montagne plongeant dans le lac Dal et ses barques transportant des fleurs, glissant sur l’eau vers le marché flottant au petit matin. Je revois ces images comme si j’étais sur la barque et la quiétude de cet endroit. Cette photo me renvoie vers ces temps où je voguais avec mon bateleur vers le marché. Les couleurs des fleurs, le verdoyant des jardins flottants et les montagnes se reflétant dans le lac. Une impression de revenir comme dans un songe en cet endroit si irréel, intemporel, chatoyant et tenant du miracle. Et puis ce portrait de cet homme aux yeux bleus et sa barbe grisonnante qui vous perce. Et cet autre visage à la barbe teint de henné et son chèche sur la tête avec ses turbans colorés – nomade Kuchi. Toute la profondeur du monde vous regarde et vous épie. Et cet autre homme avec son chapeau d’astrakhan noir avec ses mains croisées. Ils me fascinent.

Le Rajasthan avec les couleurs chatoyantes et la beauté profonde de ce visage d’enfant aux yeux qui vous introspectent et semblent lire en vous. Une femme fleur !

La fête du Holi tant attendu et coloré qui me rappelle cette fête vécue de l’intérieur et des joies de s’envoyer et de se badigeonner de couleurs chatoyantes pour fêter l’année nouvelle et se souhaiter bonheur et longue vie ! Cet homme allongé me fait penser à une fleur verte parmi un tapis de turbans ou de roses rouges.

Le train aussi avec les vélos qui imperturbablement glisse vers un autre lieu ! Lequel ? Seul Dieu le sait.

Varanesi et cette jeune fille, de dos, que j’imagine en prière devant le Gange avec ses chiens autour d’elle. Elle semble intouchable, imperturbable et tournée vers un monde qui s’ouvre à elle avec la barque flottant à ses côtés.

La vache sacrée au Népal qui a attiré mon œil et cet enfant qui dort sous sa protection et celles des pigeons caractéristiques des temples de Swayambunath ou autre. La paix et la quiétude de cet enfant est impénétrable et imperturbable.

La Birmanie avec ses nonnes vêtues de rose avec leurs parapluies et les reflets dans l’eau. Un monde de calme et de sérénité dans un monde birman où la violence est là plantée au quotidien par la dictature. Monde contrastant !

La bouche de ce Bouddha plein de billets m’a follement amusé et en même temps intrigué – contraste aussi entre le monde consumériste et le monde spirituel ! Bouddha est riche d’enseignements.

Il y a ses visages aux pommettes rouges des tibétains, des moinillons ou de bébé emmailloté si particulières et si frappantes.

Angkor Vat qui m’a fasciné par ses beautés que la nature a modifié au point de soulever et détruire ses monuments. Des racines tentaculaires qui reprennent souveraineté et se fondent dans les œuvres des humains.

La Mongolie avec cet homme enfant à la chapka rouge et à l’intérieur fait de fourrure de renard, au col brodé qui vous regarde avec une dignité incroyable. C’est homme aigle qui parcoure les steppes de l’est mongole.

Je finirais par ces photos de l’Afghanistan qui frappent par l’actualité et par la profondeur de ces vies brisées par la guerre ou les Talibans. Cette femme enfermée dans sa burka jaune ;

cet homme du Baluchistan cachant son œil (aveugle je suppose) dans son turban ; digne et droit comme un i.

cette petite fille en voile blanc avec ses cahiers ;

et ces magnifiques photos de la Mosquée Mazar-i-Sharif, lieu de pèlerinage qui me projette en Asie centrale soviétique avec ces colombes blanches qui virevoltent comme des derviches tourneurs ;

ces femmes au bazar qui ne sont que des burkas en couleurs, passant du bleu foncé, clair au marron et kaki – un monde se distinguant avant de disparaitre ;

cette photo de ces enfants Hazaras aux visages sérieux et fermés, dignes, assis dans le coffre de cette Chevrolet aux phares arrières identiques à des yeux ;

et ces photos en noir et blanc de guerrier afghans.

Et ce visage connu de cette fillette qui aura fait le tour du monde.

Et je conclurais par une phrase de Steve McCurry :

Courrez voir cette rétrospective des photos de Steve McCurry rafraichissante en ces temps qui courent.

https://www.museemaillol.com/expositions/steve-mccurry/

Et lisez ce livre : Conversations avec Biba Giacchetti « Steve McCurry/icons »

Paris le 11 janvier 2022.

Catégories :Europe, FranceTags:, , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

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