Balade dominicale – autour de chez soi


Il est des moments dans la vie où il est difficile de faire ce que l’on désire et que l’on soit obligé de tourner en rond proche de chez soi et non de chez Swam.

Ce dimanche en fait partie et j’éprouve aussi beaucoup de plaisir à me balader le long de la Seine sur l’île aux Cygnes et à arpenter les jardins du quartier.









Il faut dire que ce matin la luminosité et le soleil étaient au rendez-vous. La chaleur aussi, ainsi que les couleurs rousses de l’automne.

On se serait cru dans les touches impressionnistes et le paysage ne cessait de me ravir. Les dégradés des couleurs jouent l’apaisement de la fin de saison avant que l’hiver ne vienne tout annihiler et effacer.

A défaut de crapahuter à travers le monde, refaisons le monde à travers nos jardins et évadons-nous ainsi.

Remonter l’allée du jardin encore verdoyante et décorée de rochers recouverts de lierre vous donne un peu de l’atmosphère qu’il y règne et vous extrait de votre quotidien de pierre et de briques. On aboutit sur des allées sorte de promontoire qui donne une vue à 360° sur le jardin.

Côté extraordinaire de ce jour : les pelouses le long des allées sont recouvertes de feuilles mortes parsemées de si de là.

Rien n’est plus beau que ce mélange d’arbres aux formes japonisantes et aux couleurs folles des jaunes, orange et parfois rouge qui sautent à nos yeux et nous rendent le bonheur que l’on essaie de nous ravir en ce moment terrible du Covid.

A ère nouvelle, détente nouvelle et leurre pour notre pauvre esprit !

Regardant la nature qui se moque bien de la maladie et qui resplendit au moindre rayon de soleil et dont la sève se tarit pour s’éteindre pendant l’hiver. Mais avant, quelle floraison de couleurs et de jeux de branches enlacées, s’élançant vers le ciel, pour en égrainer ses feuilles sur le sol et en tarir sa production.

Tout le long de cette promenade, longeant la Seine ce n’était qu’enchantement.

Le midi j’avais fait un tour dans un des jardins où les jardiniers s’étaient fait plaisir à planter des pensées de couleurs différentes mais tellement accordées à la vie actuelle. Elles égayaient nos réflexions et nos actions et nous renvoyaient le dur labeur de brosser des peintures dans le sol, pour le plaisir simple des badauds.

Quelques coquelicots rouge ou jaune se partageaient le vide entre les fleurs mauves et les arbres commençaient à perdre leurs feuilles.

Les allées fleuries des derniers temps avaient disparu au profit de l’apparition des branches et des troncs seuls.

Seuls certains arbres avaient gardé leurs végétations flamboyantes rousses, dorées contrastant avec le vert des pelouses.

Les bassins étaient libres de toute circulation. Seul un canard voguait et regardait le passant.

Les palmiers étaient ornés de mini dattes orange contrastant avec le vert des feuilles acérées comme des couteaux.

J’adore marcher sous ces haies d’arbres encore revêtus de feuilles aux dégradés mordorés orange, doré et jaune. Une impression de sérénité avant l’hiver me parcourait et faisait de ces allées un endroit de paix confortable.

Un coin paisible dans une ville assiégée par le malaise, la tristesse et le confinement.

Bonheur d’une heure de promenade pour aérer l’esprit et s’oublier dans le frémissement des feuilles et l’odeur de l’automne.

Paris le 8 novembre 2020.

Catégories :Europe, FranceTags:, , , , ,

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