Bandipur, joyau newari, un des derniers bastions maoïstes !


Bandipur, coup de cœur, très joli village newari sur une colline, sur la route de Pokhara, à 80 kms de Katmandou, à 1000 mètres d’altitude, calme et reposant.  (Eh oui, au Népal tout ce qui ne dépasse pas les 3000 mètres n’est pas considéré comme une montagne !). En équilibre sur une crête séparant deux vallées, le bourg se drape d’une atmosphère paisible et alanguie. Pas une voiture ne traverse le village. Vous êtes obligés de laisser au parking votre véhicule. Quel bonheur ! Le visiteur peut flâner tout son soûl dans les rues élégantes, égaillées de bougainvillées et d’hibiscus odorants.

La ville a une rue centrale pavée et des maisons, boutiques en briques (comme tout village népalais newari) et surtout des temples où se recueillir. On peut dire que le Népal est le royaume des temples !

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Véritable musée vivant de la culture newari, Bandipur a conservé tout le caractère et le charme d’antan. Un village pittoresque, verdoyant, empreint de spiritualité, tranquille, pédestre où on vit en osmose avec les locaux. On peut réaliser le fait que la vie pour les népalais n’a pas grandement changé.

Cette ancienne cité prospère est toujours éclairée à la chandelle et à la bougie. Je vous le confirme !

De nuit elle offre un panorama sur Langtang, le Ganesh Himal, Manasulu et la chaîne de l’Annapurna quand le brouillard n’est pas là.

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De jour, sur la place de Tundikhel, où se rassemblaient autrefois les marchands en route pour l’Inde ou le Tibet, on peut se reposer à l’ombre des dieux ! Ici, cinq énormes figuiers représentent, entre autres, Vishnu, Brahma et Hanuman d’après la mythologie népalaise. Mais Tundikhel est surtout le théâtre où assister à un spectacle sans pareil : à l’aube et au crépuscule, les nuages se retirent et découvrent les majestueuses hauteurs de l’Himalaya. On y trouve aussi le Khadga Devi, qui renferme une épée offerte par Shiva à Mukunda Sen, un souverain du XVIe siècle. Tous les habitants à un moment de la journée viennent se recueillir et faire le tour du temple.

Je n’ose imaginer les marchands arrivant du Tibet avec musc, tabac, des herbes variées, des peaux d’animaux, chevaux, calico, verres… l’animation qu’il devait y avoir et la richesse de la ville. D’ailleurs il suffit de regarder les bâtiments de la rue centrale pour en comprendre immédiatement la beauté et le riche passé que ce village a pu dégager.

J’adore déambuler dans cette rue centrale et dans les autres adjoignant. Il y règne une atmosphère paisible et puis voir les autochtones me rend joyeuse. Les fenêtres en bois travaillées sont magnifiques, soient très simples ou bien très travaillées. Les balcons sont ornés de fleurs ou de petits cœurs dessinés dans le bois. Les portes sont de bois et sont très basses. Les poutres représentent des sortes de jets d’eau avec des fleurs.

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Les femmes se dévoilent aux fenêtres des maisons et des moucharabiés, où pendent des maïs en train de sécher. Timidement elles font dépasser leur visage ou bien se cachent derrière les barres de bois censés se fermer la nuit. Ou bien assise après une dure journée de labeur elles papotent entre elles, remuent le landau improvisé par un hamac, se reposent assises sur un banc à regarder le temps passer. D’autres reviennent des champs avec leur harnais et le sac sur le dos remplis de je ne sais quoi… mais il semble lourd car elles sont courbées en deux. Elles ont toujours de l’éclat et portent leur bengles colorées qui rehaussent le teint ! Ce sont les enfants qui viennent plus facilement vers moi, curieux de savoir mon nom et prénom, de poser des questions d’où je viens…. Ils courent partout dans la ville, ils jouent entre eux et on les croise aussi lorsqu’ils vont à l’école. Les filles traversent la ville en revenant de l’école avec leur sac plein de livres qui glissent le long de leur dos. Les hommes reviennent des champs avec des branches d’arbre ou bien vont au temple effectuer leurs prières. Et les chiens se reposent. Tout a un sens et une heure dans la vie des népalais !

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Et puis ici il ne faut pas oublier que c’est l’ancien ou toujours un des fiefs des maoïstes au Népal. Gorkha n’est pas très loin et les maoïstes œuvrent encore ! On y trouve d’ailleurs des inscriptions rouges sur les murs… Et pieds de nez une école secondaire qui s’appelle Notre Dame qui prône vertu et sagesse.

Tout n’est que contraste au Népal !

 

Catégories :Inde/continent indien, Nepal, Non classéTags:, , , , , , , , , ,

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