Mon dernier jour en Russie – les iles autour de Vladivostok – archipel de l’Impératrice Evguenïa


Jour de fête, jour des marins et de la flotte de la marine à travers le pays de Saint Petersbourg à Vladivostok ! Le 30 juillet 2017.

Toutes les routes et rues sont fermées au centre-ville  … pour atteindre le port de Vladivostok pour les petits bateaux voulant s’échapper de la ville – ce fut un parcours du combattant. Courir à travers la marée humaine qui venait voir le défilé et les batailles navales des bateaux de la flotte du Pacifique, les coups de canons … Mais j’ai fini par arriver au port et embarquer sur mon zodiac pour partir à la découverte des iles Russki, Pavlov, Shkot entre autre.

Je rêvais de ce parcours en bateau et je n’ai pas été déçue sauf par la grisaille et le froid. 5 heures à se geler mais à voir des paysages, des oiseaux, des baies et des criques incroyables avec des couleurs et de la verdure impressionnante. Une mer parfois agitée mais qu’à cela ne tienne l’été 2017 j’avais le pied marin !!!!

Pourquoi la nommer l’archipel de l’Impératrice Evguenïa ? Ce nom a été inventé dans les années 1850, avant la création de Vladivostok, par les Français qui furent les premiers à positionner l’île sur une carte. La Pérouse y a fait un tour puisqu’il est le 1er à avoir découvert ses iles et il me semble qu’il y a une stèle à sa mémoire sur une des iles ou des côtes.

On est parti de la baie de Diomède en bas du golfe de Pierre le Grand pour aller au grand large et passer sous l’un des ponts à haubans qui sépare la ville de l’ile Russki et passer par le Bosphore oriental (en rapport avec le Bosphore Turc de Constantinople). On n’est pas à Constantinople – le paysage est différent et le palais Topkapi n’y est pas ! Mais la vue est grandiose.

Sous le pont à haubans qui relie depuis 2012 Vladivostok et l’ile Russki, se trouvent les batteries de guerre et les forts qui ont protégés Vladivostok en temps de guerre. On y trouve l’artillerie Voroshilov et Poltava avec des canons à deux tours et le célèbre 305 mm. On peut les visiter à pied et on a alors une vue magnifique sur l’ensemble des iles qui constituent l’entrée sur le Bosphore oriental. C’est assez impressionnant et on comprend mieux tout ce dédale de pièces d’artillerie pour protéger la ville. Les bateaux en temps de guerre pouvaient se cacher dans les différentes baies et être invisibles des russes. C’est d’ailleurs ce qui s’est produit à plusieurs reprises lors des guerres avec le Japon, la Chine ou les russes blancs pendant la révolution bolchévique avec les alliés français, grecs, anglais. A l’époque soviétique, les habitants de Vladivostok (ville close) devait avoir un laissez-passer spécial pour visiter l’île. C’est dire la force des militaires dans ce coin.

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Et pour vous conter un rêve des Vladivostokiens : Cent ans durant, les Vladivostokiens ont rêvé d’un pont, le dessinant sur des cartes postales et sur de jolis plans. Et finalement, au XXIe siècle, le pouvoir fédéral a dit « Vous vouliez un pont ? Tenez – prenez-en trois ! » Celui au-dessus de la Corne d’Or, le deuxième au-dessus du détroit du Bosphore oriental, et enfin celui du golfe de l’Amour, qui relie la presqu’île De Friz à Sedanka. Et la ville s’est tue – attendant le miracle. Et le miracle est arrivé en 2012 pour le sommet de l’APEC ! Et ils ont fait appel à des Français, et seulement parce qu’ils possèdent les meilleurs ponts à haubans du monde. Un cocorico à la gloire de la France !!! Et pour continuer dans l’humour russe : Les ponts à haubans on les construit normalement en forme de « A » ; mais à Vladivostok, on les a bâtis en « V ». Les optimistes disaient que c’était le symbole de la victoire et du patriotisme ; les pessimistes y voyaient les cornes du diable ! Et les V sont peints à la couleur du drapeau russe.

Puis on a longé la baie Aiask le long de l’ile Russki pour passer devant l’université et le complexe océanographique. Deux endroits hyper modernes, éloignés de la ville mais reliés par des bus. C’est un lieu pour les chercheurs qui a été inaugurés et souhaités par le Président Poutine. Le campus universitaire DVFU héberge des chambres pour les étudiants et les professeurs mais aussi pour les touristes. Le complexe océanographique est composé d’une grande capsule de couleur bleue et visible de partout. Il a été ouvert en septembre 2016. C’est un complexe scientifique et éducatif où se trouve un delphinarium et plein de secrets marins. Il est le 3e au monde de par sa taille. Tous les océans sont représentés ainsi que toutes les zones climatiques. Je n’ai pas eu l’occasion de le visiter. Ce sera pour une autre fois… il me faudra revenir à Vladivostok !   https://youtu.be/XIkJJKEKnMU. L’ile Russki reste un endroit de villégiatures pour les gens de Vladivostok qui en une demi-heure de voiture se rendent là pour nager, bronzer et pique-niquer. D’ailleurs la phrase la plus connue à Vladivostok : On va sur les iles ?

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Puis on est passé par l’ile Skhot inhabitée pour se rendre sur l’ile Popov. Cette ile ferme la baie de Novi Djigit au sud de l’ile Russki.

L’ile Popov est à 20 kms de Vladivostok et l’on se croirait à des lieux de la ville d’Extrême Orient. Elle porte le nom de l’amiral Andreï Popov commandant l’escadre du Pacifique dans le milieu du XIX siècle. Sur cette île, comme sur plusieurs autres îles du golfe de Pierre le Grand, des ouvrages de fortification construits dans le premier tiers du XX siècle pour la protection des abords maritimes de Vladivostok. En particulier ici a survécu la batterie littorale № 901, qui composait le poste de commandement installé sur le sommet du mont. Aujourd’hui c’est une réserve naturelle qui fait partie de la réserve Lazovsky et un lieu de repos où les gens viennent faire de la plongée sous-marine, en particulier dans les anciennes épaves de bateaux militaires, du paddle, du canoë kayak, pêcher, marcher sur les plages de sable blanc ou de galets, ou bien faire du camping sauvage et profiter de la nature. Ces baies sont très travaillées et l’on y trouve beaucoup de grottes. Les nids d’oiseaux pullulent le long des côtes et sur les pics. Beaucoup de cormorans, de mouettes et de goélands. Ca crie dans tous les sens, un boucan d’enfer mais c’est palpitant. L’eau à cette période était très chaude même si le temps était gris.

Puis on a atteint l’ile de Rikorde en l’honneur de l’amiral russe et le voyageur Pierre Rikorde. Les plages de sable y sont magnifiques. Là aussi c’était très calme avec beaucoup d’oiseaux. On a vu des bancs de thons et des pêcheurs. Les falaises tombent à pic dans l’océan. On trouve aussi le phoque tacheté, le dauphin, et si on a de la chance – la baleine. Mais je n’ai pas eu cette chance ! Comme sur l’ile Popov on peut voir les oiseaux de tempête, les impasses-rhinocéros et goéland à queue noire. Sur les sommets des rochers on peut voir assez souvent les cormorans pélagiques. La plupart du territoire de l’île de Rikorde est couverte des forêts épaisses qui comprennent pour l’essentiel les chênes et les tilleuls.

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On est revenu par le même trajet hélas car j’aurais aimé repartir par l’autre côté mais jour de fête de la flotte – impossible ! Pour une autre fois….

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