Rajasthan – Fête du Holi – Inde – épisode 5


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Et je voudrais aussi vous faire participer au Holi, fête des couleurs, qui marque la fin du solstice d’hiver, et fête l’équinoxe du printemps, la fertilité et la fraternité entre toutes les castes.

Le Holi est dédié à Krishna dans le nord de l’Inde (Mathura – ville de naissance de Krishna – et Jaipur) et à Kama Dahanam dans le sud.

Suivant la mythologie hindoue, Holika est une démone qui fut brulée par l’aide de Vishnu. Elle est la sœur de Hiranyakashipu (roi des démons, qui s’était vu accordé par Brahma le privilège d’être immortel) et la tante de Prahlad, fils de Hiranyakashipu.

Prahlad, était un adorateur de Vishnou qu’il continuait à vénérer malgré l’opposition et les menaces de son père. Ce dernier voulant être vénéré comme un Dieu par son fils. Très fâché contre son fils, Hiranyakashipu, avait à plusieurs reprises tenté de le tuer. A nouveau il le défia et lui demanda de s’allonger dans le feu avec Holîka, sa sœur, la tante de Prahlad. Elle avait l’étonnant pouvoir de ne pas être brûlée par le feu. Prahlad accepta sans difficulté le défi et pria Vishnou de l’aider dans cette épreuve. Vishnou apparut sous la forme de Narasimha, mi lion mi humain, s’empara d’ Hiranyakashipu de ses griffes et le tua. Quand Prahlad et Holika entrèrent dans le feu, le vêtement qui protégeait Holika glissa sur Prahlad. Elle fut brûlée et mourût. Prahlad, quant à lui, s’en tira sans aucune blessure. Avant de mourir, réalisant sa folie, Holîka implora le pardon de Prahlad, qui le lui accorda. Le Holî est la célébration de la crémation de Holîka, de la victoire du bien sur le mal.

Ce festival exubérant est également associé à l’amour immortel de Krishna et de Râdhâ. Le jeune Krishna se plaignait à sa mère, Yashoda, du teint si clair de Râdhâ, alors que lui avait la peau si foncée. Yashoda lui conseilla alors, d’appliquer de la couleur sur le visage de Râdhâ, pour choisir la couleur de son teint. C’est ainsi qu’ils devinrent mari et femme.

C’est pourquoi on s’asperge de couleur le jour de Holi.

Le Holi se déroule sur deux jours, lors de la pleine lune du mois de Phalguna, en mars, le 17 et 18 de cette année.

Le soir du premier jour, des feux de bois sont allumés, comme des feux de la Saint-Jean,  à différents endroits de la ville de Jaipur, à la tombée de la nuit, pour illuminer les rues, les carrefours de la ville, les entrées des temples, de mille couleurs. Ils commémorent la crémation de holika, victoire du bien sur le mal.

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Plusieurs jours à l’avance et jusqu’au dernier moment,  les indiens ont rempli des sacs de poudre de couleurs différentes, qu’ils ont achetés auprès des marchands ambulants. Partout dans les marchés, les rues on peut voir des échoppes de couleurs, des étales de poudre variées. C’est un joyau de poudre qui augure de grands moments. C’est un spectacle des yeux, les couleurs étant rangées en petits tas, en forme de cônes, les uns à côtés des autres.

 Une fois en possession de leurs couleurs les indiens, les étrangers se regroupent et dansent autour des feux. Ils chantent et lancent dans l’air des poudres de couleurs différentes. Chaque poudre a une énergie à déverser sur vous : du vert pour l’harmonie, du bleu pour la vitalité, de l’orange pour l’optimisme et du rouge pour la joie et l’amour.

Le lendemain matin, jour de Rangapanchami, appelé dhuletti, les gens habillés dans le costume traditionnel blanc, se promènent dans la rue et jettent des couleurs aux passants. On met tous des tee-shirts blancs, pour recevoir, comme un don, ces couleurs et finir par ne plus ressembler qu’à un homme multicolore, bariolé de vert, de jaune, de rouge, d’orange et de rose. On dirait un arc en ciel, un kaléidoscope de couleurs ! Les visages sont barbouillés, les cheveux recouverts de pigments. Ce moment est vraiment chaleureux. Il donne lieu à des accolades, embrassades fraternelles. On se barbouille les joues, le cou, le front et les cheveux, en signe de douceur. On jette de la couleur comme un voile de poudre autour des gens. On chante, on danse aux sons des musiques Bollywood. Il est alors d’usage de s’excuser, après avoir sacrifié au rite coloré, par « Bura na mano, Holî hai » (« Ne soyez pas fâché, c’est la Holi » en hindi).

C’est l’exubérance indienne dans toute sa splendeur, un grand moment d’humanité et de fraternité au sens noble du terme !

Catégories :Inde, Inde/continent indien, Non classéTags:, , , , , , , , , , , ,

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