

L’exposition qui se tient au Quai Branly en ce moment m’a fait revivre mon voyage dans l’ouest sur Canada de Vancouver à l’ile de Vancouver – de Victoria à Campbell River et Ucluelet.

Un voyage mémorable entre nature, histoire des premières nations et de la mer et ses fameuses baleines, loutres de mer et ours. Et ces forêts traversées dans les lichen qui pendent aux arbres comme des doigts crochus et qui font entrer dans une autre ère.





Tout un monde qui s’entremêle et se rejoint dans la spiritualité avec les chamanes.
Et c’est ce qui est présenté en ce moment au musée du Quai Branly.
J’ai été à nouveau émue des témoignages des indiens du Canada qui ont vécu des vies atroces pour être « redressés » dans des lycées où ils étaient battus, torturés, violés et où ils perdaient le sens de leurs vies et leur spiritualité sans comprendre pourquoi leurs parents avaient été forcés de les y placer.
Mais revenons aux magnifiques témoignages des objets, des colonnes, des potlacks et tant de belles choses qui font leur histoire.
Ce qui était intéressant aussi était de voir que tous les grands navigateurs qui ont traversé en bateau le monde sont passé par Haïda et font partie de ces découvreurs des premières nations.
Le bois est un art à part entière et les premières nations en sont des maitres en la matière.
Ils taillent le bois pour en faire des barques, mais aussi des colonnes qui correspondent au nom de leurs ancêtres et qui trônent devant leur maison.

Cela va du plus grand au plus petit avec cette herminette, ces pagaies avec des signes représentant des aigles, des mains ou bien des ours.




Des berceaux pour enfants et les fameux tableaux que j’ai tant aimé à regarder et m’y plonger comme on coule dans la mer.
Il y a ces tissus en bois très fin et ces chapeaux avec des dessins de loups ou d’orques. Cela montre le lien aux animaux qui parcourent toute la légende de ces premières nations.

Cette représentation d’une maison avec son totem. Mais aussi ces coffres au design si moderne pour l‘époque.






Les masques aussi sont modernes et font aussi penser aux dessins et masques des Aztèques. On peut y retrouver des similitudes.

Et enfin ce grand totem réalisé à Paris par un grand maitre qui a travaillé le bois. Les deux saumons qui remontent les rivières et sont la base de la nourriture pour les villageois d’Haïda. La grande bouche – porte vers l’intérieur de la maison mais aussi le symbole du ventre de la terre et de la mère. Et puis l’aigle et surtout les gardiens tout en haut du totem. Tout cela est très bien expliqué par des films des personnes qui ont travaillé ce totem.





J’ai trouvé admirable aussi cet objet avec les deux ours de chaque côté. Ou bien celle avec la loutre – tête bien reconnaissable aux pieds palmés pour voguer dans la mer et les rivières. Et ce saumon stylisé.




Cet ours avec cette face d’homme en plein ventre, aux narines rouges.


Des tableaux de jeunes artistes peint par Michael Yahgulanaas est une représentation de la variole qui a tué tant de peuples. Douglas aurait fait propager la variole pour conquérir le territoire des autochtones.

Et j’ai adoré « de l’art à la forme » qui illustre tous les animaux et les symboles associés que l’on retrouve dans tous les dessins et dans les œuvres des artistes modernes. Bill Holm a décrypté l’art codifié des Premières Nations. C’est passionnant.




Et puis pour finir il y a les masques de toute taille qui ornent les murs. Le casque d’une pieuvre, la tête de bourdon toute ronde et le masque d’un homme, l’ours avec sa fourrure, la libellule et l’aigle. Une baleine en os.






Les tissus aussi font partie de ces magnificences. Et un denier coffre.


Et cela va jusqu’au manga. Michael Nicoll Yahgulanaas avec « les carnets de Daalkaatlii ».





Un très beau moment qui me reprojette dans mon envie de repartir là-bas et d’aller cette fois-ci visiter l’ile d’Haïda.

Bonne visite.
Paris le 4 octobre 26.
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