




En contournant la place de la République et me dirigeant vers le palais Vecchio, j’ai découvert à ma grande surprise, au coin d’une rue, un bâtiment austère qui était une pure merveille de peintures et fresques à l’intérieur.
Murs de briques orange, particulières à Florence, fenêtres au décor blanc et pilastres ornementés, je fus émerveillée par la hauteur et la sobriété.
L’immeuble a aussi un pont qui permet à l’étage de visiter un musée où sont réunies des statues.
Mais le rez-de-chaussée est une découverte et la bouche m’est restée ouverte tellement cela était inattendu !
Mais l’Italie et Florence ne sont que merveilles et vos yeux s’accrochent au moindre détail.
Un aimant me guidait vers ce lieu insolite.
Cet édifice, surprenant par son histoire, construit en 750, consiste en une église et au 10e siècle il y avait un oratoire dédié à Saint Michel, situé dans le jardin d’un monastère bénédictin, transformé successivement en loggia. Puis ce dernier a été détruit et transformé en un marché aux grains et en entrepôt. Mais le lieu est resté un site de prières car il y avait une colonne avec la Vierge Marie. Tout fut endommagé par un feu en 1304 et reconstruit.


A l’extérieur, incrustées dans les murs des statues se tiennent et offrent un décor magnifique. On peut y voir un Saint Thomas, un Saint Marc, un Saint Jean Baptiste et la Madone de la Rosa.
L’intérieur est grandiose. Deux nefs, l’une à Sainte Anne et l’autre à la Vierge à l’enfant.
À l’intérieur, de nombreuses fresques de la fin du XIVe siècle (recouvertes de plâtre au XVIIIe siècle et redécouvertes lors des restaurations du XIXe siècle) décorent les piliers, certains murs, ainsi que les segments des voûtes. Le cycle pictural des voûtes, exécuté en 1398-1399, représente des personnages de l’Ancien et du Nouveau Testament, selon un programme iconographique conçu par Franco Sacchetti. Les couleurs dans les bleus, roses et jaune donnent une harmonie au lieu.





Il y a le magnifique tabernacle d’Orcagna avec la Vierge à l’Enfant intronisée, de Bernardo Daddioù je me suis prosternée tellement il reflète la magnificence. Cet or vous attire et aimante ainsi que la beauté de la Vierge. Le drap bleu foncé qui habille la Vierge à l’enfant est juste envoutant et les huit femmes aux cheveux roux ayant chacune une attitude particulière envers la Vierge. Le visage de la Vierge est emprunt de pâleur et de calme malgré cet enfant qui lui touche la joue.


Et puis Les vitraux des lunettes des fenêtres à trois lancettes constituent un cycle des Histoires et miracles de la Vierge et l’image miraculeuse de la Madone d’Orsanmichele, composé en deux phases : la première par le maître verrier Leonardo di Simone vers 1380-1400, sur des dessins d’Agnolo Gaddi, Niccolò Gerini et Giovanni del Biondo, suivi d’un vitrail de Niccolò di Piero Tedesco, d’après un dessin de Lorenzo Monaco, et d’une deuxième phase avec Francesco di Giovanni Lastra et Bernardo di Francesco, d’après un dessin de Lorenzo Ghiberti (1429-1432).


L’endroit est emprunt de calme, d’harmonie et de beauté qui ravissent le cœur et l’âme. N’hésitez pas à aller vous recueillir en cet endroit où il y a peu de monde.

Paris le 22 février 25.
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