Je suis allée visiter l’exposition Louvre Couture – petite merveille.
Tout d’abord à travers cette exposition j’ai redécouvert la magnificence des salles du Louvre et en particulier les époques de Byzance, du Moyen-Age, et du Second Empire.
Que de salles oubliées et tellement incroyables !
L’exposition propose un dialogue entre les chefs d’œuvres des différentes époques et les silhouettes recouvertes des vêtements de haute couture réalisées par les Maisons comme Chanel, Alaia, Versace et tant d’autres.
C’est une sorte de parcours initiatique à travers l’histoire artistique et les robes, manteaux, sacs, chaussures des grands couturiers de France et du monde. Un grand voyage à travers les différents métiers qui constituent la Culture avec un grand C.
45 maisons françaises et internationales ont participé à cette exposition et surtout elle montre la relation entre la mode et l’art. Car la mode est par définition une œuvre d’art. il suffit de voir l’explosion sur Versace au Grand Palais qui prouvait que la mode est une création comme un tableau que l’on peint ou bien une tapisserie réalisée.
Je vais donc vous faire parcourir ce musée, l’art de la mode associée aux salles du Louvre. Partons à la découverte !
A l’entrée la robe brodée en noir de Christian Dior dite « La robe musée du Louvre » marque par le contraste entre le noir et le blanc et par la beauté des broderies. Elle fut réalisée en 1949 pour la collection « Trompe l’œil ». Seule un modèle existe à la Fondation Gala-Salvador Dali. Dior a alors décidé de reproduire ce modèle grâce au brodeur Lesage et le modiste Stephen Jones.

Les premières œuvres sont liées à Byzance : La robe verte et dorée d’Alaia ou Rabih Kayrouz mêlant or, couleur des œuvres byzantines, croix ou bien icones. Comme les gants et le sac se fondant dans la vitrine aux croix byzantines.


Et cette robe dorée avec des croix de Versace qui se reflète dans le miroir au sol. Il amplifie la longitude de la robe et la finesse du tissage. Elle fut réalisée en 1997-98, en mesh de métal avec des croix en cristaux de Swarovski. Et celle de Versace avec le visage de Marie.


Et dans ce carré en face de tapisseries ce manteau en velours, cette robe longue noire avec des fleurs et des herbes. Manteau en velours réalisé par Marine Serre. Elle réalise des œuvres en réutilisant des fragments de tapis et tapisseries. Un mélange de médiéval et de contemporain en face de La Dame à la licorne.


Pendant que nous voyageons dans le musée du Louvre j’ai pu redécouvrir des salles complètement oubliées comme ce salon au sièges rouges et au plafond à caissons avec des peintures immenses.

Deux œuvres magnifiques : l’une en noire représente à mes yeux comme une autruche qui déploie ses ailes et l’autre verte dans un style Empire se glisse dans cette salle rococo. La robe en crinoline avec des sortes d’arceaux qui forment une architecture est de Jean-Paul Gaultier. Elle évoque les fastes du Second Empire. Le couturier a mis la robe en dessous de la structure d’osier. Ce qui donne un rendu extraordinnaire.


La chambre du roi toute bleu de style Louis XIV avec la courte robe jaune de Versace il me semble. Et nous avons aussi le plaisir de voir se refléter dans le miroir le dessus lu lit.

Et cette robe en peau de serpent réalisée par Alexander McQueen en soie avec des impressions numériques avec les animaux du monde africain. Sorte de tatou au centre par exemple.

Cette robe aux tons chinois et l’autre noire (Karl Lagerfeld pour Chanel dit manteau du soir) qui se mélangent complètement aux deux salles chinoises du Louvre. Et l’ensemble pantalon type peau de jaguar et la veste longue aux tons roses, mauves foncés qui se coulent dans ce salon rouge.



J’ai adoré aussi cette robe au chien bouledogue dans l’herbe verte du tissu de la robe et surtout les manches qui peuvent servir aussi de poches ! très original.

Et pour terminer cette robe à frou-frou qui ressort devant la tapisserie d’Aubusson.

Quel joli tour de la mode et des chambres, salles du Louvre.
Une très belle découverte ! Courez-y vite car cela se termine fin juillet 2025.
Paris le 2 juillet 2025.
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