Furano et Biei


Au centre ouest de l’ile d’Hokkaido il y a la ville de Furano qui permet de visiter deux magnifiques sites fleuris et un lac bleu turquoise incroyable.

Proche du mont Furano qui signifie lieu avec une odeur et vient du mot aïnou « furanui » et fait référence à l’activité volcanique du lieu.


Car la ville est entourée de montagnes dites montagnes de Tokachidake et est célèbre aussi pour ses champs de fleurs.

Plusieurs lieux qui forment un patchwork de champs de fleurs et surtout le célèbre lac de Biei à la couleur transcendante.

Mais commençons par la ferme Tomita, la plus belle en été avec ces champs de lavande. Hélas je suis arrivée trop tard pour les voir car elles avaient été fauchées.

Mais les champs étaient immaculés de fleurs de différentes couleurs. Arrivée tôt pour éviter les foules de cars je me suis promenée et ai découvert ces jolies tranchées de fleurs semées dans ce jardin à échelle humaine.

Le ciel était toujours aussi gris et rendait la couleur des fleurs plus forte et contrastée. Mauve rouge vert blanc en rangées très serrées rendait le plat du lieu beaucoup plus attrayant. On pouvait coucher le sol ou bien prendre des photos loufoques « ups & down » pour ne plus savoir où était le ciel de la terre colorée. Les champs étaient d’une profondeur et d’une longueur incroyable donnant une impression d’infini que seules les montagnes freinaient.

Un tapis de couleurs s’offrait aux yeux et le mélange éveillait les sens. Il émaillait une atmosphère de quiétude et d’infini tout en rendant le paysage lunaire. Une large raie rouge puis une orange, jaune mauve, rose, blanche, rouge foncé, à nouveau blanche et au bout la terre noire. Un véritable patchwork de couleurs. Le tout sur des hectares de champs. A ne pas se lasser du paysage !

Je me suis offert un café à la lavande et perché en hauteur j’ai pu admirer ce paysage insensé, ce panorama avant de repartir vers de nouvelles routes et surtout vers le lac turquoise que je trépignais de voir.

Une route à travers la plaine en traversant des villages. Plaine recouverte de blé et de riz avec les chemins d’irrigation et puis la forêt car Hokkaido est une vaste forêt.

Une fois garée sur le parking proche du lac j’ai grimpé les escaliers quatre à quatre pour me retrouver devant une foule qui faisait la queue devant un marchand de glace. Je me suis demandé sur le moment ce que je faisais là puisque je voulais voir le lac de Biei. Force est de constater que je n’étais pas la seule et qu’une foule piétinait les lieux.

J’ai réussi à faire des photos du lac comme si j’étais seule en prenant certains angles pour éviter le monde et l’affluence. Ce n’est pas le lieu le plus calme !

L’étang est un étang artificiel puisqu’il a été créé pour contrôler l’érosion et les coulées de boue du volcan actif le mont Tokachi. Il a été construit en 1988.

Ce qui est étonnant avec ce lac c’est la couleur elle-même. Il est le résultat d’un mélange de minéraux tels que l’hydroxyde d’aluminium colloïdal présent dans l’eau naturellement. Sa couleur varie du turquoise vif au vert émeraude, en passant par le bleu cobalt. Et on peut voir que le vent, les saisons, les nuages et la pluie influent sur son aspect.

Les eaux sont bordées de mélèzes et de bouleaux ce qui le rend encore plus irréel et se fondent dans l’eau par reflets.  Et des troncs d’arbres dans l’eau – bois morts tout gris plantés comme des i font comme un champ d’eau ponctué de morts debout.

Ce jour-là le ciel était gris et renforçait le bleu turquoise et par endroits les pins se miraient dans le lac. Le ciel et les nuages se reflétaient dans le lac formant des dessins et par endroits on pouvait voir une mousse verte au pieds des arbres morts.

C’était surréel et magnifique. On aurait eu envie de se couler dans le lac et de rester des heures à mirer ce lieu sorti de nulle part.

Ne supportant plus le monde je suis repartie à travers les routes de l’autre côté de la ville de Biei pour finir dans les tournesols.

J’ai fini par trouver un restaurant avec une vue sur la vallée – digne des paysages du sud de la Bourgogne.

Le restaurant « La ferme » est tenu par un allemand de Berlin qui a vécu à Tokyo et est venu s’installer ici. Il fait tout et a sa propre ferme d’où il tire son lait pour faire des glaces, de la viande de porc et ses légumes. Tout est bio.

J’y ai dégusté une soupe de pommes de terre, un rôti de porc roulé à la moutarde accompagné de légumes craquants et une crème pudding au lait de la ferme.

Rassasiée et ayant admirée le paysage je suis repartie sur les chemins de campagne dans les champs de blé et j’ai atterri dans un champ de fleurs avec un joli cœur rouge au milieu. Des espèces de pompons verts comme des sapins vert pomme fleurissaient le sol. Un bel endroit inattendu.

Je suis rentrée sur Furano en passant par un vignoble pour tester du vin et aussi par un fromager qui vendait des produits laitiers.

De retour à Furano j’ai pu admirer les jeux de lumières sur les montagnes en face de mon hotel.

Un joli jour d’aout à parcourir Hokkaido.

Paris le 27 Octobre 24.

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