Visite au Grand Palais des œuvres de Matisse sur sa fin de vie


Au Grand Palais se tient une exposition sur les dernières années de Matisse, après son opération à Lyon en juillet 1041 et son retour sur Nice. 300 œuvres provenant du Centre Pompidou, MoMA, Metropolitan Museum, Fondation Barnes et Beyerler et de collections particulières ; faites de collage ou de gouaches découpées qui émerveillent nos yeux et nous font nous retrouver comme de grands enfants. Car rien de plus simple que de faire des découpages et des collages !

Envolées de couleurs, de tailles de tableaux, d’œuvres de décor de livres, de vitraux – quelle créativité et don de marier les couleurs pour nous faire nous sentir enfants.

On passe des natures mortes à des femmes à des décors de maison et nous voilà dans le monde de Matisse.

Il est le maitre des couleurs qu’il marient avec talent et tout se mélange en un ensemble toujours harmonieux.

J’adore toujours m’imprégner des lieux où intérieurs et vues sur des jardins vous aspirent. Il y a toujours un arbre quelque part comme pour nous rappeler que la nature est reine.

Il y a aussi des esquisses de corps et visages de femmes plus ou moins lascives, qui prennent ou pas des poses : ou bien des bouquets de fleurs ; des femmes allongées dont les bras et le haut de la robe font un cœur ; une femme au collier de perles bleues et blanches ; des collages d’une femme nageant ; et tant d’autres.

J’aime ces sortes d’algues blanches dans des cadres rouges, mauve ou rouge. On pourrait croire que ce sont des hommes qui se dandinent ou des mains qui font pouet pouet ; des excroissances bizarres qui nous font nous évader.

J’ai aimé aussi ces éléments du ciel et de la terre marron beige présentant des mondes où tout est possible.

Et puis ce dragon noir sur fond bleu qui se tortille comme s’il faisait la roue.

Le tableau de la nature morte aux citrons jaunes a attiré mon œil : la couleur jaune et ce bleu typique de Matisse. Et bien sûr le vert qui apparait partout.

Et puis les oiseaux bleus ou bien le monde marin qui là aussi vous entrainent dans un monde d’eau, de fluidité et de liberté.

Toujours des intérieurs rougeoyants où tables, animaux, des femmes, fleurs et tout ce qui peut être absurde se côtoient. Et toujours des couleurs qui se marient magnifiquement et aspirent votre regard.

J’ai aussi aimé ce tableau fleur de prunier sur fond vert et là je suis aussi restée scotchée à voir les couleurs se fondre les unes dans les autres alors que le prune rose est difficile à inclure avec du rouge et du jaune. Tout se fond !

A l’étage nous avons pu admirer les vitraux : pour certains on dirait des cœurs enchâssés les uns dans les autres. Et ces sortes de feuilles bleues avec des fleurs jaunes.

Et à la fin de grandes œuvres de collages ont ravis mes yeux. J’y ai trouvé une paix profonde et beaucoup de joies.  Comme ce tableau au fond blanc et ces acanthes.

Et ce magnifique tableau où Matisse se représente avec une guitare dit la Tristesse du roi. Et la danseuse créole, souvenir d’un voyage à Tahiti.

J’ai trouvé aussi très zen ce tableau japonais vert blanc et bleu. Tout l’Orient est là et tout le retrait.

Pour finir par les acrobates – ici en esquisse et ces femmes bleues dits nues bleus.

Je vous laisse à la joie de regarder ces œuvres et surtout ne ratez pas Matisse. Surtout toute sa créativité et toute sa force dans une accélération d’élan vital, les formes employées et les couleurs. La joie de vivre même ce sont ses dernières années.

Paris le 5 avril 26.

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