Musée Bourdelle à Paris


Ce n’est pas la première fois que je vais visiter le musée Bourdelle et je ne m’en lasse pas.

J’ai pu revoir l’atelier dont j’avais omis le lieu et la place dans le musée et surtout le grand atelier verrière où sont exposées des œuvres de Bourdelle.

Et puis l’exposition de Magdalena Abakanowicz était surprenante par la taille des œuvres.

Mais profitons de la cour intérieure avec le grand cheval qui est au milieu. Je suis toujours étonnée par la dimension de l’animal qui ressort sur les briques du mur du musée.

Puis faufilons-nous dans l’atelier de l’artiste avant de parcourir le jardin peu fleuri en ce moment. Espace en bois avec une mezzanine et surtout beaucoup de statues en plâtre ou en marbre blanc au sol ou au mur et puis ce cheval mi-homme dont le visage est couché sur le côté droit.  Nous revient sur une plaque tournante la tête de cheval dont la crinière est joliment peignée et dont les oreilles sont figées droites. Cela rappelle le cheval du jardin à l’entrée.

L’atmosphère qui règne dan ce lieu est empreint de rigueur et de richesse spirituelle. On y sent une ferveur du travail bien fait et d’envie de voir apparaitre le maitre sculpteur Bourdelle en personne.

Puis nous ressortons par le côté vers le jardin qui dessert le musée. Là on peut admirer des statues géantes qui sont parfois difficiles à appréhender tant la taille est immense.

Ce que j’adore dans les œuvres de Bourdelle ce sont les œuvres collées au mur et qiu font penser au surréalisme soviétique et qui ont des visages de femmes très stylisées, de côté un peu comme les Égyptiennes.

Et le couple avec cet enfant que la mère lance presque dans les airs. C’est ahurissant par la taille !

Cette partie de jardin est le lieu où j’aime méditer et rêver.

Puis j’ai découvert les œuvres de Magdalena Abakanowicz, sculpteur polonaise qui tisse aussi ses toiles dans des textiles colorés rouges ou bien beiges qui sont monumentales.

Beaucoup de textiles suspendus dits les Abakans, de spectaculaires pièces textiles suspendues au plafond. Ces textiles dissimulent les « secrets » de leur nature. Riche de fentes, de replis, leur enveloppe tactile suscite toutes sortes d’analogies organiques : la chair écorcée du bois, la fourrure d’un animal, les lèvres ourlées d’un sexe féminin… J’avais envie de passer entre les tissus ou bien de m’enfouir dedans pour disparaitre à jamais. On pourrait presque comparer ces textiles à de la fourrure tellement dense qui fait apparaitre des paysages ou bien des animaux comme les bisons. Ou bien des bêtes à cornes !

Puis on passe à la condition humaine avec ses hommes ou femmes qui dansent et qui vous embarqueraient bien avec eux ; ceux qui sont assis, dos courbés comme des prisonniers que l’on veut soumettre. Ceux debout qui vous regardent sans têtes, droits comme des i. C’est déstabilisant.

Et pour finir je suis repassée par un autre atelier où des œuvres de Bourdelle permettent de découvrir des œuvres de Zadkine avec ce visage roux aux yeux de forme égyptienne dont tout est pureté. Nez grec, lèvres fines et yeux enfoncés. Un portrait magnifique.

Enfin un petit tour à l’étage pour visualiser les œuvres aux murs et dans l’atelier immense avec quelques œuvres dont j’avais oublié la taille et l’existence.

Ce lieu est toujours aussi magique.

Allez-y on n’est jamais déçu.

Paris le 16 mars 26.

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