Une jolie matinée de pluie où il fait bon se réfugier dans un musée et quel musée puisque celui-ci parle de Bansky !
Vous savez le mec dont personne ne connait le nom et qui fait du Streets-art depuis 1990 partout dans le monde.
Eh oui Paris lui a consacré un musée dans Paris, 44 rue du Faubourg Montmartre avec un hôtel à côté.
On peut dire que l’on parcourt le monde avec lui et toutes ses tragédies.
Cela commence par les fresques où il est écrit « pas de futur » cela donne le ton !

On y retrouve ses animaux favoris les rats qui se baladent partout, sur tous les murs du musée. On peut se poser la question s’il ne fait pas l’apologie du rat – animal intelligent s’il en ait un que l’on croise partout dans le monde et qui se joue des hommes.





Celui où le rat dit je suis tout habillé en sortant de mon lit – intelligent ce petit animal ? Pas besoin de s’habiller !
Viviez comme un bandit et mourez comme un héros – voilà le sens de la vie ?
Et j’ai trouvé très drôle la fresque « Si vous êtes fatigué apprenez à vous reposer, pas à abandonner » – peut-être a-t-il raison ? Mais cela me parle car dans la vie il faut toujours avancer. Et ce rat à la plage avec sa coupette et pare-soleil ça fait penser aux vacances.
Et puis ces petits tableaux avec ses slogans de quitter les lieux quand il est encore temps ou bien ce cœur qui bave d’amour. Ainsi que le rat promenant sa radio très bon chic bon genre !
J’adore aussi cette fillette avec son parapluie sous la pluie qui tend la main et quoi il ne pleut pas ! Miracle ! Elle fait penser à la chanson singing in the rain !

Il y a aussi ces hommes avec le bouquet de fleurs appuyé sur le rideau d’un magasin – rien de plus réaliste !

Et puis cet autre comme un extra-terrestre qui bombe les murs : Bansky qui sait ?

Ce très bel hommage aux morts du Bataclan – porte retrouvée en Italie car volée et retournée au musée à Paris. Très émouvant quand on sait le nombre de morts et d’abimés suite à l’attentat.

L’homme et le chien – y a-t-il une connivence entre le maitre et son quatre pattes ?

La guerre est bien présente dans beaucoup de ses dessins.
Avec l’hélicoptère et son nœud papillon rose. L’humour est toujours là où il n’est pas attendu.

La fouille de la fillette et du militaire en Israel – rôle inversé et tellement tendre alors que la guerre fait rage.

Et cette fillette qui s’envole dans l’air avec ses ballons – espoir de liberté sur le mur qui enferme Bethléem de Jérusalem. Et cet âne à qui le soldat regarde la carte d’identité ! Humour !


Et cet homme qui au lieu d’envoyer des bombes envoie un bouquet de fleurs – on devrait faire la guerre avec des fleurs et non des bombes. Cela serait moins dangereux et peut-être tout aussi efficace et surprenant ?

Ce cœur m’a inspiré aussi – il reprend tous les symboles des grandes villes de ce monde dans le visage et le haut du corps d’une femme. Comme si une rivière coulait en elle et se jetait dans la mer comme l’Hudson river. Clin d’œil à New-York qui inspire beaucoup Bansky.

La reconstitution de la chambre de l’hôtel où un Palestinien et un Israélien se battent à coup de polochon et dont les plumes volent. La vie à travers des plumes serait moins dangereuse. Ne devrait-on pas faire la guerre avec des plumes ?


Bansky dénonce aussi le travail des enfants : ici un enfant à quatre pattes qui coud des drapeaux anglais.

On touche à l’affectif aussi et à l’homosexualité ; deux policiers anglais qui s’embrassent. Et ce couple s’embrassant tout en lisant et regardant leur iPhone. Plus de vie amoureuse sans le téléphone ! Terrible réalité. 9a fait froid dans le dos. Et cette jeune femme qui enserre une bombe dans ses bras comme si elle tenait l’amour de sa vie. Et Keith Harris qui promène son chien bien à lui.




Et à la religion avec la Vierge à l’enfant qui empoisonne ce Christ avec du lait infesté.

Ici encore un trait d’humour avec le policier anglais qui pisse le long du mur avec sa mitraillette posée.

Et cet enfant qui est dehors, proche d’un brasero et qui regarde les flocons de neige ou de cendre et qui s’émerveille. Avec la naïveté joyeuse d’un enfant que tout éclaire et rend joyeux. Et l’autre qui tient un fumigène qui illumine de rose la vie grise.


Et notre ami Steeve Jobs avec son macintosh qui parle de Syrie libre ! Car c’était un immigré syrien ce génie de l’informatique.

Allez voir ce musée et surtout n’oubliez pas de visiter l’hotel à côté ce que je ne savais pas. Ça sera pour une autre fois !
Lien : https://museebanksy.fr/
Paris le 11 mars 26.
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