Le palais Medici Riccardi à Florence


Par une journée ensoleillée je suis allée tout à fait par hasard au palais Medici Riccardi.

Très austère en extérieur le palais vous découvre tous ses charmes en intérieur.

On entre par un joli jardin d’orangers qui vous font des clins d’œil et vous donne encore plus envie de découvrir ce lieu tellement inattendu.

Une statue plantée au beau milieu vous accueille.

Puis une cour intérieure avec des arcades vous mène au musée où se tenait une exposition du peintre Carlo Adolfo Schlatter et aux appartements à l’étage supérieur.

Pour vous donner une idée c’est le premier Palais des Médicis, où vécurent Cosme l’Ancien et Laurent le Magnifique et où travaillèrent des artistes comme Donatello, Michel-Ange, Paolo Uccello, Benozzo Gozzoli et Botticelli. La maison de la Renaissance. Et là on entre dans l’histoire mais aussi dans la beauté de ces maisons.

Le palais est un musée depuis 1974 et aussi le siège de la Ville Métropolitaine et de la Préfecture de Florence ; il abrite également la Bibliothèque Moreniana et la Bibliothèque Riccardienne. Et vous pouvez apercevoir des employés qui travaillent pendant que vous visitez.

Commandée en 1444 par Cosme l’Ancien, la résidence de la famille Médicis est un modèle fondamental de l’architecture civile de la Renaissance. Le projet fut confié à l’architecte Michelozzo, au détriment du projet de son collègue Filippo Brunelleschi, jugé par Cosme « trop somptueux et magnifique » et de nature à « lui apporter parmi ses citoyens plutôt envie que grandeur et ornement pour la ville, ou confortable en soi » (G. Vasari, 1568).

En plus d’être la demeure privée des membres de la famille Médicis, parmi lesquels se distingue Laurent le Magnifique, le palais accueillit des personnalités politiques de premier plan telles que le prince milanais Galéas Marie Sforza, également représenté dans la Chapelle des Mages par Benozzo Gozzoli (1459).

En 1494 la famille Médicis fut expulsée et tous ses biens furent confisqués par la république florentine.

Après le retour des Médicis dans la ville en 1512, le palais de la Via Larga fut à nouveau habité par la famille et il le resta jusqu’en 1540, année où le jeune duc Cosme 1er Médicis transféra la résidence médicéenne dans le Palazzo della Signoria.

En 1659, le Palais fut vendu au marquis Gabriello Riccardi.

C’est à cette période qu’appartient la réalisation de la Galerie des Glaces, dont la voûte fut peinte par le plus grand peintre baroque du moment, Luca Giordano (1682-1685).

Mais goutons les pièces en parcourant ce lieu.

Montant les escaliers vous arrivez dans la chapelle des mages et vous êtes abasourdis par ce que vous voyez devant vous.

Conçue par Michelozzo, elle se compose d’une salle carrée et d’une petite abside carrée surélevée pour l’autel.

Le plafond en bois, œuvre de Pagno di Lapo, est finement sculpté et doré ; le sol est en marqueterie de marbres polychromes.

Les fresques murales ont été réalisées par Benozzo Gozzoli à partir de 1459 et représentent le voyage des Mages se rendant auprès de l’Enfant Jésus, représenté dans le retable exécuté par l’atelier de Filippo Lippi.

Partant du mur oriental, le cortège avance avec Gaspard (en blanc) puis avec Balthazar (en vert) sur le mur méridional et, enfin, avec Melchior (en rouge) sur le mur occidental. L’extraordinaire richesse des détails et des ornements s’accompagne d’une représentation soignée du paysage et des personnages de l’époque placés dans le cortège sacré : parmi eux se distinguent Cosme et Pierre de Médicis, les jeunes Laurent et Julien, Jean Galéas Sforza et Sigismond Pandolfe Malatesta, le pape Pie II Piccolomini.

Et là vous vous dites comment est-ce possible de réaliser tant de merveilles ?

Puis on passe dans de grandes salles ornées de grandes tapisseries mais aussi lorsque l’on lève la tête on peut admirer des plafonds en caisson avec de multiples formes avec des jardins et des fontaines à la florentine.

Puis dans une autre pièce on peut voir la Vierge à l’Enfant, réalisée vers 1460 par Filippo Lippi.

Le tableau fut retrouvé en 1907 à l’hôpital de San Salvi à Florence et transféré l’année suivante : l’hypothèse d’une commande des Médicis fut en partie confirmée par le fait que l’œuvre provenait de Castel Pulci, résidence appartenant aux Riccardi et à leur tour acheteurs du palais médicéen. Le tableau, qui représente la Vierge s’approchant doucement de la joue de l’Enfant, reprend une composition typique de la Renaissance florentine.

Et puis le clou de la visite se trouve dans la galerie des glaces.

Construite entre 1670 et 1677 par volonté de la famille Riccardi, les travaux furent initialement supervisés par l’architecte Pier Maria Baldi, remplacé par la suite par Giovan Battista Foggini.

Les scènes mythologiques sont rythmées par les quatre vertus cardinales placées dans les angles, alors qu’au centre trône l’hommage à la famille Médicis, à qui la famille Riccardi était fortement reconnaissante. Tout aussi riches et somptueux sont les stucs et les décorations qui ornent les ouvertures et les portes-fenêtres donnant sur le jardin, auxquelles s’ajoutent quatre magnifiques miroirs peints par Bartolomeo Bimbi, Pandolfo Reschi et Anton Domenico Gabbiani.

La salle fut le théâtre d’importantes fêtes et réceptions qui débutèrent à l’occasion du mariage entre Ferdinand de Médicis et Violante de Bavière en 1689.

Ce lieu donne envie de danser mais les chaises vous en empêchent et seules les glaces donnent envie de se mirer dedans.

Et puis le dernier lieu à visiter se trouve en sous-sol avec le musée des marbres avec de multiples bustes en marbre de l’époque romaine.

Parmi eux, l’empereur Caracalla, Vibia Sabina, Euripide, Anacréon, Sophocle et le superbe buste d’un athlète. On y trouve également des moulages en plâtre des bustes d’Auguste et d’Agrippa et ceux de Caligula et Néron. Tous les originaux sont conservés dans les Galeries des Offices.

Vraiment un endroit insolite !

Paris le 4 mars 26.

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