Le temple Kushida-Ji à Fukuoka – festival


Je suis tombée tout à fait par hasard sur le temple Kushida dans la vieille ville de Hakata (Fukuoka) et surtout sur le festival qui s’y tenait et j’ai été subjuguée par ce que j’ai vu et entendu.

Le lieu fut construit en 757 selon les traditions orales. C’est un temple Shinto. Le Dieu de ce temple est consacré aux habitants de Hakata/Fukuoka. Il est adoré depuis pour sa divinité du succès dans les affaires, de la jeunesse éternelle, et de la longue vie. Le sanctuaire actuel a été reconstruit par Hideyoshi Toyoyomi en 1587 lors des travaux de reconstruction de Hakata. Différents festivals se déroulent dans ce lieu : le Hakata Dontaku avec un accompagnement musical Matsubayashi ; le Hakata Gion Yamakasa et le Hakata Okunchi. J’ai assisté à l’un d’eux le Hakata Dontaku qui a lieu le 2 et 3 mai et ce fut un réel moment de plaisir.

Son but premier a été de protéger Fukuoka face à l’ouverture du port de Hakata au commerce avec le Chine. D’ailleurs les habitants le considèrent toujours comme le protecteur de la ville. Il est dédié à la déesse du soleil Amaterasu (天照) ainsi qu’au dieu des tempêtes Susanowo (素戔嗚命) et à celui des terres : Ôkuninushi. Kushida est le berceau du plus ancien matsuri de la ville.

Quand on entre par la porte principale du temple on passe sous une grande lanterne en papier rouge avec des signes du zodiaque écrits en chinois qui tous les ans montrent la direction à suivre.

A côté il y a des grands drapeaux de poissons, sorte de carpes, de toutes les couleurs pour porter chance.

Puis on aperçoit le lieu où l’eau coule, lieu où les gens viennent se purifier en entrant dans un temple. Il y a toujours les grandes louches en bois qui vous permettent d’effectuer le rituel de purification. Main droite pour mettre de l’eau sur la main gauche, idem pour la droite puis l’eau que l’on porte à sa bouche et enfin l’eau que l’on fait couler le long de la louche pour la purifier et que d’autres personnes puissent l’utiliser.

Si vous regardez le détail du bac d’où l’eau coule vous verrez le détail du dessin avec ces hommes sous les ordres d’un prince ou d’un samouraï.

Une fois le rituel effectué on s’enfonce dans le temple qui comprend plusieurs petits temples.

Le grand temple où il y avait des musiciens qui jouaient de la musique avec des drums. Au-dessus de la porte il y a ce long portique en riz qui pèse autour de cinq tonnes et qui est changé de manière régulière.

Sur le côté il y a un bassin avec des Hérons tout autour. Cela fait comme un joli ballet. Fontaine aux trois hérons, qui, selon la légende apporte la jeunesse éternelle à qui boit de son eau. Une sorte de fontaine de jouvence, version japonaise. Cependant, les sels minéraux sont abondants dans l’eau de ce puits. Donc ne pas trop en boire !

Et non loin de là on peut admirer un grand cheval de bronze avec ses trois marques sur le flanc.

Il est traditionnel aussi dans ce temple de voir des grands masques rouges.

Tout autour du temple il y avait des ema sortes de plaques votives en bois pour y écrire ses vœux et des omikuji pour y lire les prédictions. Se réaliseront-ils ? C’est une autre question.

A la fin du spectacle j’ai même eu l’honneur de voir la couronne que portait une jeune femme habillée en vert et rouge.

Et j’ai continué à suivre mon chemin à l’intérieur du temple.

J’ai croisé le lieu où l’on met les poupées et on peut admirer les grandes vagues où deux hommes voguent sur la mer déchainée. Tout en haut le temple et ses bonzes.

Puis sur un des côtés se trouve un petit temple où les gens viennent faire leurs prières. J’ai adoré l’endroit où tout est pur et sur l’autel on peut voir un triptyque avec des papiers blancs pliés. Et tout contre un autre petit temple.

A la fin du festival les prêtres font le nettoyage du site en balayant avec un râteau en bois qui permet de peigner le sol et de refaire des traits zen.

Il y a aussi un petit garçon qui fait pipi en bronze comme le Manneken Pis à Bruxelles.

Puis j’ai adoré regarder l’allée des Tori qui mène à un autre temple. Il y avait toujours le prêtre en train de nettoyer la voie et ratisser le sable.

C’était un très beau moment de zénitude.

Paris le 4 février 26.

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