

Me dirigeant de Yufin au mont Aso j’ai suivi une route de montagnes, de virages, de forêts de sapins et surtout accompagnée d’un ciel gris et menaçant. Cela donnait même des vues dignes des ombres japonaises !
Arrivée sous une pluie fine au ryokan, j’ai trouvé la ville d’Aso d’un triste à mourir. Heureusement il y avait un onsen pour se délasser et détendre ses muscles et endormir son esprit !



Le lendemain matin j’ai découvert un lieu plus sympathique, plus ensolleillé et je suis partie découvrir le mont Aso.
Un ciel bleu agrémentait ma route et la verdure des champs environnants. A chaque fois je suis étonnée par ces champs en forme de soucoupe. Champs où paissent des vaches et où galopent des chevaux. D’ailleurs à un coin de montagne se cachait un stupa blanc au milieu de nulle part.


Puis non loin du mont Aso se trouve le musée avec en face deux cratères. Et derrière une colline des fumés indiquant le cratère toujours en activité du mont Aso.



Arrivée au cratère je me suis garée et j’ai pu voir un plan de ce dernier et des lieux où les visiteurs ont le droit de se promener.


On est bien sûr sur des chemins bordés et vous ne pouvez pas vous en éloigner sous peine de vous faire siffler.
Et là tout à coup s’offre le cratère, tout de lait vert turquoise. Des fumerolles s’échappent et parfois recouvrent l’entièreté du cratère vous empêchant de le voir en entier.
C’est un grand trou ouvert sur le monde d’où l’on voit la roche striée et travaillée par les explosions. Les couleurs de la roche sont rouges, grises et comme des pics se dressent vers le ciel.








Il y avait du vent assez fort et il faisait froid par rapport à la vallée.
Cela me rappelait le cratère vu au Costa Rica près de San José.
Autour des collines soulevées et herbeuses – une sorte de Massif central en France !
Puis je suis repartie après avoir déjeuné là et avalé un café.
Sur la route des vallons verdoyants ou comme peigné grossièrement ou ratissé laissant des veines importantes sur les flancs.
Et enfin le dôme vert où l’on ne peut plus se rendre à pied car trop dangereux – risque d’éruption.
J’ai adoré regarder ce mont vert avec une sorte de fermeture éclair sur son flanc et surtout le contraste entre le vert qui le recouvre et les herbes sèches couleur paille des champs environnants. A son pied un lac et tout autour une terre comme labourée, retournée en tout sens avec des coulées pour la lave. Les nuages étaient aussi impressionnants comme des soucoupes volantes blanches plus ou difformes.













Je ne me suis pas lassée de ces vues où la nature a confectionné son âme et revue ses formes.
De là je me suis rendue en voiture au temple Aso, véritable découverte. Tout de bois ce temple a été construit par Takeiwatasunomikoto, enterré ici. Une cérémonie avait été faite et se nomme le rituel Aso de la ferme et fait partie de la culture Aso. Rituel toujours pratiqué par les gens de la vallée d’Aso.
On raconte que l’histoire du temple de Aso remonte à plus de 2500 ans. Lorsque vous passez dans le centre de Ichinomiya-machi Miyaji, vous ne pouvez manquer son portail d’entrée traditionnel. Y sont révérés 12 dieux dont Takeiwatatsu no Mikoto petit-fils du mythique premier empereur Jinmu, qui remonterait à l’époque de la fondation du temple. Il s’agit du premier des 500 « Temple Aso » du Japon.
Dans la porte traditionnelle du temple est vénérée une épée en bois ornée de gravures de dragons. On raconte que passer la porte éloigne le malheur grâce à l’esprit de Takeiwatatsu no Mikoto.
La porte de la tour est l’une des plus trois plus importantes du Japon.








Passée cette porte avec son portique en paille de riz blond, on pénètre dans un monde zen où tout est gris. Face à soi se trouve le temple où s’effectuent les rituels. Les deux lions vous protègent, puis on monte les quelques marches, on jette des pièces dans l’espace fait pour, on s’incline plusieurs fois et on claque des mains.
En marchant autour j’ai pu apercevoir un moine dans son habit de prières avec son chapeau noir.

J’ai adoré aussi regarder et photographier les planches en bois où l’on écrit ses prières et se vœux. Certaines représentant le temple, d’autres des oiseaux et des fleurs.




Il faut aussi savoir que ce temple a été détruit et reconstruit il y a peu de temps. L’endroit est magique et j’y suis revenue à plusieurs fois le temps de mon séjour sur place.
Tout autour de ce temple des rizières à perte de vues changent le paysage. Rizières en eau ou bien en court de montée du riz, rizières jaunissantes, rizières moissonnées. Spectacle qui m’a toujours fasciné dans les multiples pays rizicoles visités. Le soleil se reflètent dans l’eau des rizières qui clignotent de mille lumières. La vallée est une région de culture du riz.











Un endroit qu’il faut visiter rien que pour la nature, liée au spirituel et au côté volcanique de la région.
Paris le 11 janvier 26.
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