Ecomusée et marche vers le cap dans le parc de Shiretoko


En désespoir de cause de ne pouvoir aller faire une visite en bateau le long du parc du Shiretoko et après avoir été une fois encore au port d’Utoro, je suis partie vers l’écomusée du parc de Shiretoko.

Là j’étais parmi les premières à émerger du froid et du brouillard. J’ai alors pris le temps d’un bon café et je me suis installée dans la salle de cinéma pour y regarder deux films.

L’un sur le parc de Shiretoko (Adventure of Shiretoko) et l’autre sur Les limites de la vie sauvage des animaux (The Limit). Deux films passionnants sur cette région et les impacts de l’homme envers les animaux.

Puis je suis sortie pour aller randonner dans le parc et approcher le phare et surtout voir les chutes d’eau Furepe Waterfall.

On sort de l’écomusée et on passe derrière pour longer un chemin dans la forêt primaire. Les arbres sont hauts et ils sont mélangés (hêtres, sapin, pins, bouleaux) et surtout le sol est couvert de mini bambous et de mousse. Ce qui a toujours l’art de m’étonner. Le chemin est tortueux et en descente. Je me suis préparée psychologiquement à devoir remonter la côte au retour !

Puis on aboutit à une plaine faite d’herbes hautes avec différents croisements de chemin. Quelques arbres plantés au gré du vent et surtout un champ de bambous et hautes herbes où les daims viennent brouter ou se cacher. Il faisait une chaleur humide avec un temps gris. Heureusement j’avais pris mes bâtons de marche et ma bouteille d’eau car j’étais en nage.

Puis longeant le chemin j’ai croisé beaucoup de touristes en mal de marche avec leur clochette pour effrayer les ours et j’ai fini par atterrir sur un monticule avec un abri en bois d’où l’on pouvait observer et admirer la chute d’eau Furepe connue sous le nom des pleurs de la Vierge (Virgin’s Tears) et surtout la roche qui piquait droit sur la mer comme une sorte de gros nez. Et on avait toute la mer d’Okhotsk devant soi.

Cette chute mesure 100 mètres de haut et tombe à pic dans la mer.

Et en face de l’observatoire on peut voir un phare blanc vers lequel on ne pouvait se rendre car le chemin était interdit et fermé aux touristes. Peut-être des ours dans les parages ou plus par sécurité pour les touristes.

Au centre il y avait un pâturage et il me semble qu’il y avait des daims. J’ai continué ma balade en contournant le pâturage et je suis revenu par le même chemin pour reprendre le bois et sa montée que j’ai traversé comme une flèche.

Et comme je n’avais pas assez marché je suis allée me balader vers la nursery, enfermé par des grillages d’une hauteur de 10 mètres. Je suis entrée dedans et j’ai cherché les daims mais je n’en ai vu aucun. J’ai marché dans les bois – cela sentait bon mais pas de daims. Je me suis enfoncée et à un moment j’ai rebroussé chemin car je ne voyais plus où aller – le chemin n’était plus indiqué.

J’ai fait le chemin inverse, déçue de n’avoir vu aucun animal, voyant des troncs de bouleaux comme des pics de chaman et je suis revenue à l’écomusée pour boire un café et grignoter un sandwich, faire quelques emplettes et repartir vers le mont Rausu en voiture. Là le brouillard m’attendait et j’ai fait demi-tour car je ne voyais rien.

En revenant j’ai croisé sur la route un ours noir. Ce fut une surprise inattendue.

Je reviendrais bien à cet endroit rien que pour faire un tour en bateau !

Merveilleux souvenir de cet espace de nature où l’on se sent petit.

Paris le 6 Octobre 24.

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