La vieille ville de Bergen – Bryggen


Pour atteindre la vieille ville de Bergen dite Bryggen, il faut faire le tour du port et surtout s’enfoncer dans les rues pavées.

Hélas le temps n’y était pas et la pluie avait repris du service, fine puis de plus en plus forte au fur et à mesure que je m’enfonçais dans la semi-pénombre des rues étroites et glissantes.

Des maisons à un étage fermaient la rue et surtout des passages étroits nous courbaient le dos pour passer dessous.

Les palissades de bois étaient peintes en rouge vermillon, en jaune, marron foncé, vert pomme et bien d’autres nuances. En fait c’était d’ancienne ferme avec un ou deux côtés et un passage commun.

On peut dire que cela éclairait la tristesse et l’austérité des lieux et rehaussait la beauté des boutiques et des maisons.

Parfois on découvrait des sortes d’appentis fermés par des portes en bois et des morceaux de bois soutenaient les étages du dessous. Ils avaient surement un objectif mais je ne le connais pas.

Et au milieu, sur un petite place un très bel édifice faisait face et la porte en pierre de taille vous attirait …. Mais là rien de particulier à voir ou un fatras d’objets et de livres. Au-dessus de la porte un visage de femme coloré de peinture rouge comme des éclats de sang avec un carré et dans ce carré un cœur avec un milieu un poisson. Ce sont des caves en pierre construits au 14 et 16e siècles.

Reprenant le chemin pour m’engouffrer un peu plus dans cette ville de bois j’ai fini par me trouver nez à nez avec une maisonnette en bois toute grise à la toiture en forme chinoise et surtout illuminée de l’intérieur. Un peu de chaleur dans une ville quelque peu glaciale.

Puis les maisons rouge vermillon sont réapparues et au bout une très jolie pierre où on pouvait lire A et M et quelque écrit sur l’année 1666. Après je n’ai pas pu décrypter le message. Et j’ai continué mon chemin en évitant la pluie et en marchant sous les arcades de bois.

J’ai fini par aller vers la lumière et ai pu voir des magasins pour touristes et surtout un décor extérieur fait de charrettes et de cerfs aux bois énormes effilées qui pendaient au mur. Pas envie de s’y frotter !

Je repris une nouvelle allée glissante mais cette fois toute jaune moutarde mais bariolée de maison vertes et rouge. Cela mettait un peu de piments et rendait la visite plus colorée.

Et puis le passage est devenu gris mais agrémenté de pots de fleurs accroché aux murs des maisons. Beaucoup de galeries étaient fermées, d’autres ouvertes où je m’engouffrais.

Le bois mouillé du sol brillait comme s’il avait été ciré du matin et rendu aussi très glissant !

Et comme j’étais gelée j’ai fini par entrer dans un café boire un vin rouge chaud et suis rentrée me reposer pour repartir de plus belle.

Un peu d’histoire : 30 fermes construites autour du 13e siècle et grâce au développement de la ville autour du commerce, de l’église et de la royauté. En 1360 Bryggen est devenu un port hanséatique comme Novgorod, Brügge et Londres. Les Allemands vont dominer Bryggen pendant 400 ans. Ils exporteront du poisson séché en provenance de la Norvège et importeront du blé.

Seuls les hommes travaillaient dans ses lieux de stockage où la discipline et le travail dur étaient de mise. Ils vivaient loin de la communauté de Bergen. Le port servait de transit et de transfert de la Baltique vers l’Angleterre. Des objets de luxe, du textile du vin et des céramiques transitaient aussi. Puis c’est devenu un lieu tenu par les Norvégiens et au début du 19e la moitié de Bryggen fuit détruit pour gagner de l’espace. En 1944 une explosion dans le port détruisit une large partie des toites et en 1955 un feu réduisit le site en cendres. En 1962 il fut pris la décision de préserver le site et de le restaurer. Et Bryggen fut inscrit à l’UNESCO en 1979.

Allez-y c’est typique et juste surprenant.

Paris le 15 juillet 24

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