Van Gogh au musée d’Orsay


Hélas l’exposition s’est terminée le 4 février 24 et il fallait la voir car elle retrace la fin de vie de l’artiste Van Gogh à Auvers sur Oise et sa folie créatrice.

Toute la puissance se réalise dans ses tableaux.

Tout commence par l’église d’Auvers sur Oise, les portraits du docteur Gachet et son autoportrait. Tous bien connus des amateurs de Van Gogh.

Puis on découvre la Piéta toute de bleue vêtue.

Et on découvre toutes les œuvres sur la campagne d’Auvers sur Oise, entre les vaches marron foncé en gouache et au fusain sur des couleurs jaunes.

Les scènes de bateaux qui tanguent sur l’eau de l’Oise amarrés auprès des arbres magnifiquement interprétés comme des touches allongées de couleurs vert clair ou foncé voire bleu.

Ce qui est aussi passionnant c’est de pouvoir admirer les dessins réalisés au fusain et leur interprétation à la peinture comme la maison du père Flon.

La ferme toute verte et qui marie les couleurs vert clair, jaune pâle des saules pleureurs. On s’y croirait !

Et cette jolie maison au toit rouge brique avec une mare. On retrouve ces touches de bleu du ciel et la manière de peindre en arrondie les formes pour rendre un relief présent et perdurant. Les coloris se mélangent et s’assemblent comme pour faire une farandole.

J’ai aussi adoré ce tableau pointilliste « Jardin à Auvers su Oise qui a attiré mon œil : petits points roses représentant le sol et ses massifs de fleurs, d’arbres et d’arbustes – un mélange détonnant et peu habituel de l’artiste.

Un autre tableau « Le jardin du docteur Gachet » qui représente des cyprès et des yuccas avec ce orange, ces verts et bleus qui donnent un mouvement à toute la nature. On y retrouve toujours la folie des mouvements.

Et les peintures mortes des vases aux fleurs où la paix est rendue avec majestuosité ! Comme celui des « roses et anémones » pâles et cet autre vase aux fleurs mauves et blanches « verre avec œillets ». Un délice des yeux jusqu’à en ressentir l’odeur !

Les épis de blés aussi m’on fait découvrir une autre nature décrite par Van Gogh. On en voit tous les mouvements. Complété par une gouache Maison à Auvers sur Oise où le premier aspect sont les champs de blé encore vert. Tout est mouvement rendu par le mélange du blanc, du jaune, du vert et du bleu.

Le champ de coquelicots a rempli mes yeux de joie et est tellement bien rendu qu’on se croirait voguer dans ce dernier.

Et le champ de blé coupé avec des meules de foin en forme de femmes qui dansent.  Là encore tout est mouvement ! On dirait des poupées de paille qui se dandinent. Et l’esquisse au fusain en rend bien l’approche. Il a été créé sous deux formes un carré et un rectangulaire.

Et puis le tableau « sous-bois avec deux personnages » m’a donné envie de m’échapper dans ce dernier et de courir entre les arbres et d’oublier les contingences de la ville. Les arbres plantés en ligne, en plusieurs rangées vous happent et vous enchainent. Les hautes herbes vous aspirent et les fleurs jaunes donnent envie de s’y lover et de rester à les humer. Et lorsque l’on s’approche et regarde les touches apportées par le peintre on sent le mouvement, le frôlement du vent et les courbures que ce dernier apporte. On a juste envie de se coucher dans l’herbe et regarder le ciel invisible.

Je finirais par le champ de coquelicots (dont j’ai déjà parlé plus haut) et le contraste avec les arbres éloignés et perchés. On ressent toute la force du rouge et de l’appel du réveil de la nature au printemps lorsque la sève renait. Le rouge pouvant décrire le sang se répandant sur la terre. Pareil le mouvement du vent se fait dans ces fleurs et on voit très bien l’enroulement et les vagues du coquelicot rouge qui se dandine sur ses tiges.

Ne vous lassez pas de regarder ces photos et ces tableaux de Van Gogh – je n’ai montré qu’un extrait de ce qu’il y avait au Musée d’Orsay.

Paris le 11 Février 24.

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