Mes copines les vaches (suite)


De retour en Bourgogne cet été me voilà toujours aussi séduite par nos amies les vaches et les jeunes veaux fougueux et peureux.

On les voit toujours arriver en groupe – c’est leur vie le « groupir » malgré la chaleur de cet été. Elles ont besoin de confronter la nouveauté à plusieurs. Et de brouter l’herbe sèche en communauté même s’il n’y a plus rien à arracher. Alors elles mangent les haies qui délimitent les jardins.

Elles sont marrantes car elles font du bruit en broutant, en démantibulant leurs mâchoires et un moment donné je me suis même demandé s’il n’y avait pas un intrus de l’autre côté de la haie. Mais non !

Elles se partagent les prés et passent de l’un à l’autre espérant y trouver ombre, fraîcheur ou bien de la bonne herbe verte, toute tendre. Mais que nenni cet été il n’y avait rien de tout cela ! Le maitre mot était chaleur, chaleur accablante.

Alors les vaches se mettent à l’ombre, en groupe, pour se protéger et faire une sieste. Car les vaches méditent ensemble.

Et quand elles viennent vous voir, c’est le matin, à l’ombre des pommiers et des mirabelliers. Elles viennent vous flairer et si vous venez vers elles trop soudainement elles partent en courant. C’est trop drôle ! Et puis les veaux avec leurs jeunes cornes de dix centimètres se planquent derrière d’autres vaches pour vous fixer. De loin s’il vous plait – dès fois que vous cherchiez à les attraper. Et ils vous regardent les yeux dans les yeux, oreilles toutes grandes ouvertes, susceptibles de vous entendre de loin et de flairer le moindre mouvement qui les feront rebrousser chemin.

Ils portent de jolies boucles d’oreilles jaunes, pas au bout de l’oreille comme nous les femmes pour nous embellir, eux c’est en plein centre et c’est en plastique jaune ! Hélas c’est pour les répertorier ! Mais ils s’en moquent ! Si cela se trouve ils ne s’en aperçoivent même pas sauf au moment de leur trouer l’oreille.

Et c’est toujours aussi tendre une vache : mamours et lèches, frôlement et gueule sur le dos de son copain ou copine. C’est trop mignon et on a juste envie de se mettre au milieu d’elles mais on serait peut-être écrasé !

Et puis il y a les jeunes veaux qui se croient déjà des taureaux et s’amusent à vouloir couvrir un mâle. Entrainement car ce n’est pas la bonne vache ! Va y avoir de la ruade dans l’air ! Et les mamours reprennent.

Et parfois les veaux vous parlent ou intentent un dialogue avec leur langue bien râpeuse et rose. Mais pas très envie de tester une grosse lèche de vache.

Et un jeune s’aventure tout seul à la conquête du bout du pré pour découvrir le bipède qui l’appelle et le regarde. Cela ressemble à un défi de part et d’autre. Ou une envie de s’appréhender.

Il y a comme une conquête dans l’air ! Une envie de se frotter mais la barrière nous en empêche. Mais le veau tente et passe sa tête sous le fil électrique. Mais ça ne marche pas.

Alors dépité il retourne avec ses autres copains brouter et mastiquer son herbe sèche.

Et on a alors droit à des culs de vaches qui se dandinent dont la queue bat la mesure calée sur les mouvements, les arrêts ou les courses.

Un bon moment passé en leurs compagnies dont je ne me lasse pas !

Perrecy Les Forges, 27 août 2022.

Catégories :Europe, FranceTags:, , ,

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