Bahia Salinas – Costa Rica – Frontière nord-ouest avec le Nicaragua


Voguer vers le nord du Guacanaste – voilà une épopée dont je me souviendrais longtemps.

Tout d’abord des routes asphaltées magnifiques – la panaméricaine qui traverse le Costa Rica du nord au sud. Des routes fleuries comme jamais vues. Des arbres qui couvrent la route et font de l’ombre alors qu’un soleil de plomb vous assomme. 35 degrés Celsius, ça tape fort !

On passe par des plaines sèches avec des grands roseaux plantés le long des routes, qui cachent la pampa et les terres arables déjà labourées en attente des prochains semis ; de la canne à sucre à ne plus savoir quoi en faire – à part se saouler au rhum ; des volcans que l’on aperçoit de loin et qui longent tout votre parcours et dont les nuages lèchent les cimes ; et ces arbres roses, mauves, violet, jaunes, blancs et tant d’autres couleurs qui colorent votre chemin et l’enchantent ! Et au bout de la route la ville de La Cruz qui surplombe la baie et n’a véritablement aucun charme.

Mais la vue sur la baie est juste impressionnante entre les collines verdoyantes et la mer qui s’ouvre à nous. Cet océan qui scintille avec le soleil et donne des reflets. Ces nuages qui ressemblent à des bouts de coton et parsèment le ciel comme pour vous protéger du soleil ardent et dardant ses rayons pour vous donner des coups de soleil.

Ça c’est le Guacanaste enchanteur, dépaysant et inattendu.

Le nord que j’attendais avec impatience ! Le nord pour lequel je trépignais ! Je voulais voir, palper la frontière nicaraguayenne, sentir cette terre saline et la mer qui bat ses flancs.

Et je ne fus pas déçue : il n’y a pas un jour où je n’y repense ! C’est comme un aimant. Ce coin m’a émerveillé.

Ce coin de terre est balayé par les vents du nord et les touffes d’herbes voltigent dans tous les sens et battent la mesure. Partout des collines qui vous bouchent la vue dans l’arrière-pays. Des routes qui tournent et traversent des villages sans grande âme. Et des arbres aux couleurs resplendissantes qui donnent envie de cueillir des branches de fleurs toutes différentes les unes des autres. Et des allées de cocotiers qui vous mènent au nirvana – la plage ventée.

Plage où l’on trouve des poissons morts échoués après une tempête, des éponges qui absorbent l’eau et se laissent trainer sur le sable, des bâtons de bois qui ressemblent à des serpents secs qui rampent sur le sable blond, des oiseaux aux longs becs qui se dandinent sur la plage et picorent les insectes et les palourdes. Ces derniers vous appellent pour aller découvrir la mangrove.

Mais avant la mangrove il y a les vagues qui lèchent le sable et déposent des algues marrons. Une eau qui est chaude – il faut attendre le soir ou le matin pour s’y baigner. Et des animaux minuscules, impossible à déceler, font de jolis cœurs ou bien parsèment la plage de dessins et de croquis imparfaits. N’est-ce pas romantique ?

Et de l’autre côté de la baie les volcans nicaraguayens qui vous tendent leurs bouches ouvertes pour vous montrer qu’ils sont actifs. Et les nuages qui s’accrochent toujours à leurs sommets. La vue est toujours dégagée et c’est tentant de se dire de traverser à la nage cette baie. Mais c’est loin le Nicaragua et tellement proche en même temps !

Et la mangrove de chaque de la plage vous fait signe de venir découvrir ses beautés ! Un chenal vous interpelle et les vagues font entrer la mer pour y déposer ses relents marins, le sel et les poissons remontent le cours d’eau. De grandes racines s’accrochent au sol comme pour s’enraciner. C’est le lieu le plus plaisant pour y découvrir oiseaux, crocodiles ou tout autre animal. Mais attention car certains courent vite et pourraient bien vous croquer.

Au milieu de la baie une ile plantée là et où on ne peut se rendre. Juste là pour vous titiller. Et sur cette étendue marine, les vagues permettent de faire du sky-surf.

Et surtout venir écouter en soirée le bruit des vagues, le ressac – moment de paix intérieure – voir les vagues s’approcher, envahir la plage, vous recouvrir les pieds d’écume et vous rafraichir après une journée éprouvante.

Et voir le coucher du soleil qui colore en rose la baie et rend irréel ce coin de paradis. Contraste entre le bleu de la mer et les volcans rosifiant la baie.

Un miracle sur Terre.

Paris le 17 juillet 2022.

Catégories :Amérique centrale, Costa RicaTags:, , , , ,

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