Vivian Maier une découverte, une révélation !


(1926-2009)

Il y a deux ans un livre de Gaëlle Josse m’avait fait découvrir la vie mouvementée et incroyable de Vivian Maier, photographe à ses temps perdus, nounou dans sa vie de tous les jours. Le livre de Gaelle Josse se nomme « Une femme en contre-jour ».

Rien de très palpitant en soi mais une découverte des photographies que cette femme avait réalisées tout au long de sa vie qui étaient restées inconnues du grand public et même des familles où elle avait travaillé.

La vie d’une femme effacée, invisible et inconnue de tous. Une femme vivant dans la solitude et l’anonymat.

Une femme d’origine française qui partira, dans son enfance,  avec sa mère, vivre aux Etats-Unis et qui deviendra américaine.

Une femme d’une extrême sensibilité qui œuvrera avec ses appareils photo en nous présentant la vie des gens simples de Chicago et de New-York, entre autres.

Une femme qui arpentera les rues et nous ouvrira avec son Rolleiflex ou bien son Leica mles hommes et les femmes, les enfants des rues, démunis, des marginaux aux regards puissants, de couleurs, ou blanc et nous fera découvrir les années 1950 à 1980 aux USA, oubliés du grand rêve américain, comme elle-même d’ailleurs. Et en même temps qui oscille avec ses retours en France, dans ses Alpes natales.

Dix ans après sa mort l’un des enfants dont elle s’était occupée découvre une boite en carton avec des photos. Il s’agit des frères Gensburg qui l’on retrouvé dans la misère dans les années 1990 et qui seront là pour l’aider jusqu’à la fin de sa vie. Fin 2007 John Maloof acquiert des biens et retrouve alors les photos de Vivian Maier. Il va passer dix ans à retracer la vie de Vivian Maier, retracer les gens qui l’ont connues et la faire découvrir au monde.

Une exposition lui rend hommage à Paris au musée du Luxembourg jusqu’à la fin de janvier 2022. Je n’ai pas pu résister de m’y rendre et d’admirer ses photos.

Photographe amateur, plusieurs thématiques ressortent de ses photos :

  • La street et le monde urbain des deux grandes villes Chicago et New York où solitude rime avec pauvreté ;
  • Les portraits et ses autoportraits en reflet, ombre et miroir ;
  • Les enfants avec leurs regards incroyables, perçants et terriblement percutant ;
  • Les femmes avec leurs cheveux, leurs chaussures et leurs attitudes du grand monde ;
  • Quelques films en couleurs car à la fin de sa vie elle arpentait les rues et filmait

Et surtout on peut comprendre qu’elle fasse partie des grands photographes de ce monde. Elle digne d’un Cartier Bresson, d’un Doisneau ou d’une Diane Arbus.

Mais pour revenir à son œuvre photographique le mieux est de vous exposer mes coups de cœur !

Son autoportrait où elle se reflète dans la glace avec son Rolleiflex. Impression de décuplement des images, de son visage et du haut de son corps. Idée qu’elle développera dans ses photos et qu’elle renouvellera de manière régulière dans ses autoportraits mais aussi dans les portraits qu’elle réalisera de femmes.

Les portraits d’enfants Qui sont juste plein de tendresse, de détresse mais aussi d’affirmation.

Cette petite fille aux larmes à peine sèches, au visage tout noir et aux bras croisés, avec cette montre aussi grosse que son poignet et qui vous regarde droit dans les yeux affirmant sa puissance, sa force de caractère. Une bouille qui vous fait craquer et vous interpelle au plus profond de vous. Je suis restée un long moment devant cette photo et je suis revenue. Elle ne me quitte pas !

Et puis ces pieds d’enfant arrimés au rebord d’un fleuve charriant de la boue. Imprévisible et chavirant. On peut tout imaginer, le pire comme le meilleur !

Et cette photo dans la flaque d’eau dont le reflet nous renvoie le visage d’un enfant avec une casquette et qui donne à regarder la carte de l’Afrique par la même occasion. J’ai trouvé cette photo incroyable par la perspective qu’elle donne d’un continent et d’un enfant.

J’ai aussi adoré ses femmes et leurs poses : celles avec les mains sous le menton soutenant leur visage ; d’autres aux bigoudis, arpentant la rue, digne de Grace Kelly !

Et ces visages expressifs comme cet homme qui me fait penser à une tête de clown. Et ces deux mains qui se tiennent dont on ignore les visages mais qui nous présentent leurs derrières ! Humour ….

Je me suis aussi amusée à prendre des photos de l’exposition avec des visiteurs découvrant son œuvre et se mirant dans ses autoportraits ; et cette femme de dos regardant le film.

Courez voir cette exposition sur l’œuvre de Vivian Maier et lisez le livre de Gaelle Josse.

Allez sur le site : www.vivianmaier.com

Et sur le site du Musée du Luxembourg : https://museeduluxembourg.fr/fr/agenda/evenement/vivian-maier

https://museeduluxembourg.fr/fr/actualite/expo-vivian-maier-la-bande-annonce

Catégories :Amérique du Nord, Etats-Unis, Europe, FranceTags:, , , , , , , , , , ,

1 commentaire

  1. Une grande photographe de rue qui s’inscrit dans l’histoire des plus grands !

    Aimé par 1 personne

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :