La Sologne : un petit tour et puis retour


La Sologne c’est comme un met, cette région se déguste, demande que l’on vienne et revienne. C’est un lieu qui parfume mon enfance et qui ne tarit de couler en moi.

Un met fait de saveurs, d’odeurs humides de champignons (cèpes, girolles), agrémenté de cerfs et de biches, d’oiseaux, de migrateurs au long cours, de rongeurs, d’écureuils et de faunes qui s’amusent de vous et passent leur temps à vous échapper.

La Sologne c’est beau avec ses étangs qui se cachent sous des houlepettes de roseaux beiges dansant avec le vent, qui miroitent et semblent vous jeter des sorts.

La Sologne c’est comme une chanson avec le vent dans les arbres, le soleil qui vous fait des clins d’œil et met des éclats de joie entre les feuilles des chênes ou des pins rouges.

La Sologne c’est le silence, le calme enchanteresse, le sable qui amortit vos pas et vous fait disparaitre dans les feuilles jonchant le sol rendant ocre le lit de la terre et où la bruyère tapisse de mauve le pied des arbres. Tout n’est que repos et seuls mes pas résonnent dans les feuillages secs qui craquent sous mes pieds. La digitaline apparait par endroit et se découvre avec ses clochettes longues, mauves roses, comme si elle allait nous jouer un morceau de musique dans ses cloches éventées par le vent.

Un étang apparait de temps en temps pour casser l’harmonie des arbres, tantôt asséché et ressemblant à une terre humide attendant la main de l’homme qui va la mettre en jachère. Ou bien plein et rempli de sandre, de carpes et autres poissons que l’on aimerait tant voir sauter dans l’eau. Mais le poisson est cachotier ! Ils préfèrent nager en eau trouble et se ficher de vous, en disparaissant de peur de finir dans votre assiette !

Et ces grands pins aux troncs rouges, ou bien ces bouleaux par milliers aux troncs blancs et noirs si particuliers qui me ramènent à la Russie. Ces grands arbres comme les marronniers ou les hêtres dont les branches s’entrelacent et parfois dansent un pas de deux ou une chorégraphie qui s’envole dans les airs. Ils font tomber des marrons ou bien des glands pour ravir les rongeurs et leur donner à manger pour l’hiver. La nature adore se jouer de nous et nous improviser des mystères qui nous réjouissent.

Et puis ces grandes fougères vertes et avec l’automne toute roussissant, rougissant par les derniers rayons du soleil qui couvrent à votre niveau les sous-bois et protègent les animaux des chasseurs.

Car la chasse a bien commencé ce week-end et l’on entendait les coups de feu qui claquaient dans les bois ou dans les champs. Tout se taisait et se faisait oublier.

Et au détour d’un chemin une belle demeure se fait jour et là vous vous dites que la brique a tout son éclat !

Paris le 26 septembre 21

Catégories :Europe, FranceTags:, ,

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