Historique du graffiti à Toronto – Je t’aime moi non plus !


Adepte et joyeuse découvreuse de Street Art lors de mes balades dans les grandes villes du monde, je me suis pavanée dans différentes rues de Toronto et m’en suis donnée à cœur joie.

Tout à fait par hasard, lors d’une visite à pied, proche de l’AGO, j’ai découvert, en flânant dans les rues parallèles de Queens Street des murs entiers et des portes de garage couvertes de Street Art. Là j’ai compris qu’il me fallait rentrer dans des rues confidentielles où seul votre flair vous emmènera. Et c’est ce que j’ai fait j’ai suivi mon instinct.

Cela m’a donné une image dynamique de Toronto en matière de l’art des art-streeteurs et surtout j’ai voulu en savoir plus et pouvoir découvrir cette ville sous un autre angle.

Vibrations, couleurs et patrimoine culturel font bonne mesure et vous donne la cadence à suivre.

Un petit retour en arrière pour comprendre pourquoi à ce jour tant de Street Art marque la ville de Toronto : en 2011 le maire Rob Ford avait lancé une campagne anti-graffiti et fait nettoyer tous les murs de la ville où des graffitis faisaient « tâche » pour lui. Il avait lui-même fait la démonstration du grand lessivage à l’eau pour donner le tempo.

En matière de « représailles » les art-streeteurs ont alors recommencé à peindre sur les murs en accompagnant leur signature d’un « Remove me ».

En 2012 un programme « START » (StreetARToronto) a voulu défendre et promouvoir le street art comme moyen d’expression dans l’espace public de Toronto. Des projets ont été lancé par des associations et financés par la ville. Ainsi des « art-streeteurs » du monde entier sont venus à Toronto pour laisser leurs empreintes. Et ils se sont appropriés la ville et certain quartier de Toronto.

Plusieurs quartiers se sont attribués des Street Art Alleys à ciel ouvert où les art-streeteurs ont égayés les rues, les portes de garages et les murs.

Pour vous donner quelques idées de rues couvertes de Street Art : Colledge street au nord, Spadina avenue à l’est, Dundas street au sud et Bellevue avenue à l’ouest. Pas de jaloux ! Régalez-vous !

Et j’ai même pu voir à l’œuvre un art-streeteur dessinant et bombant les murs de Graffity Alley. Topissime ! Et parfois, les visiteurs posent devant ces chefs d’œuvre. Tout devient alors spectacle de et dans la rue.

Voici mes découvertes et mes émerveillements :

  • Graffity Alley et Rush lane à une rue parallèle de Richmond Street W et Queen Street W : c’est le poumon de la ville où tout le monde peut s’exprimer et où tous les murs se renouvellent de manière régulière. Se balader dans ce lieu de l’art (qui peut sembler glauque de prime abord) donne à rêver et à y trainer pour y découvrir de magnifiques œuvres d’art. 1000 motifs s’offrent à vous au fur et à mesure du kilomètre de long de la rue.
  • Kensington Market, Dundas street, D’arcy street, Baldwin street et toutes les rues adjacentes : Près de L’AGO, une rue en parallèle, proche du quartier chinois, d’immenses fresques recouvrent les murs, les portes des garages, égayent et ravivent les jours de pluie et de grisaille. C’est un terrain de jeu du programme START où des artistes locaux et internationaux jouent à décorer la ville. Un vrai régal dans un labyrinthe de rues, ruelles et impasses.
  • Ossington Laneway – porte de garage et murs garantis. Pour remédier aux tags qui couvraient leurs portes de garage les habitants ont appelés des muralistes pour s’approprier l’espace et le rendre à l’art. Ceci s’est fait avec l’aide du Cross Fit Graffiti Art Program, SKAM et des artistes connus comme Elicser Elliott entre autre.

Le street- art tourne autour de plusieurs thématiques :

  • Les animaux : chien, chat, lapin connus de bandes dessinées comme Bunny et sa carotte ou bien Félix le chat ou Snoopy ;

  • des piafs « les poussins » ; des murs représentants la mer, les poissons de ou bien avec les poussins jaunes réalisés par l’artiste Uber5000 ;

  • des jaguars ;

  • des grues qui font la danse nuptiale avant l’envol final ;

  • l’ours marron sorte de Grizzli arborant le drapeau canadien !
  • Et puis ces animaux extraterrestres avec leur grandes oreilles radars, sortis dont ne sait où ! (signé ABM)

  • Les hommes et femmes là aussi stylisés ; des visages expressifs ;

  • des rastas comme Bob Marley dans le quartier Kensington par ex. ;

  • des autochtones ;

  • des filles sexy qui posent de manière suggestive comme pour aguicher le mâle;

  • la Joconde sur un mur noir ;

  • ou ce petit garçon allongé sur le ventre en train de lire ou de regarder toutes les voitures qui sont garées sous lui.

  • Ou cette Miss D toute de rouge vêtue avec les lèvres en « O » qui donnent envie de les embrasser et ses boucles de cheveux comme « boucle d’or » aux chaussures Louboutin rouge !

  • Cette femme qui promène son chien avec ses écouteurs sur les oreilles ;

  • et cette matriochka, poupée russe rose et bleue dans le renfoncement d’une porte.

  • La représentation de quartiers comme celui chinois avec ses dragons verts et jaunes ; la muraille de Chine et un temple chinois.

  • On ne peut oublier où l’on déambule. Des représentations de la ville de Toronto avec tous ses monuments phare.

  • Des représentations psychédéliques où fleurs, tentacules rivalisent de beauté.

  • Les poubelles vont jusqu’à s’accorder à l’art de la rue et se fondre dans ses couleurs et ses dessins pour s’assimiler à la création.

Noms des artistes vus :

https://graffitiluxandmurals.com/category/uber-5000/

 

Toronto mai 2019.

Catégories :Amérique du Nord, Canada, Non classéTags:, , , , , , , , , , , ,

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