Voyage à travers les premières nations au Canada – Musée des Civilisations à Québec – 5e étape


C’est en l’honneur des 90 000 autochtones et inuits qui composent le Québec qu’une très belle exposition parle de leur histoire, passé plus que douloureux que ce qui est possible d’imaginer. Ils rêvent leur futur et surtout regardent le présent avec réalité et envie de passer à une autre vie.

Ces autochtones ont des noms : Algonquins, Crees, Hurons, Inuit, Innus, Mohawks… et plein d’autres noms que je n’ai malheureusement pas retenus.

Ces derniers vivent sur des réserves où un conseil administre leurs terres. Parfois des ententes ont été signées auprès de l’Etat dans les années 70 et ont donnés pour certains des droits exclusifs sur la chasse, la pêche et des pièges à animaux. Mais leur lot quotidien est le non-emploi, la pauvreté sauf pour ceux qui ont intégrés des emplois dans les grands centres urbains. Mais l’a-culturation est bien là et les autochtones ont soufferts des dispersions des familles à travers les pensionnats. Forme d’assimilation et d’oubli de la culture indigène. Les canadiens ont séparé les enfants des parents pour contrer l’influence de la famille ; pour socialiser les enfants dans un milieu global qui encadre de manière « civilisé » l’apprentissage de la vie de ces derniers. Ceci s’est développé dès 1830 au Canada et dès les années 1930 au Québec. Il y en a eu six pour les premières nations et cinq laïcs pour les inuits. Ils ont été fermés en 1970. C’est une histoire très douloureuse qui tend à se répandre et dont les premières nations parlent aujourd’hui de manière très ouverte. Mais ce qui est le plus important pour eux, aujourd’hui, c’est le respect de la Nature.

« L’histoire que je veux vous raconter n’est plus que blanche, elle se passe à l’intérieur des terres, des mers et des hommes et elle a une visée, bien sûr, une visée très simple, pas idéaliste. C’est de parvenir à regarder qui nous sommes et à accepter d’où l’on vient ».

– Le grand récit, Naomi Fontaine

Et c’est par ce chemin que je vais illustrer ce chemin à travers la mémoire de ces hommes et femmes qui sont les premiers à avoir peuplé le Canada.

Dix-huit communautés, souvent distantes de centaines de kilomètres, y ont participé. Quelque 800 personnes se sont exprimées.

Cinq sections forment l’exposition :

Ce que nous sommes aujourd’hui – La réserve, nos communautés

 

D’entrée de jeu, le visiteur plonge dans la réalité actuelle des communautés, leurs modes de vie et leur héritage propre. Et surtout le rapport à la nature, au nomadisme, l’habitat, aux croyances, aux rituels, aux danses et aux esprits à travers le chamanisme des inuits par exemple.

Nos racines

 

Cet espace dévoile la longue traversée du territoire nord-américain entamée il y a 12 500 ans. Il met aussi en relief la grande diversité des cultures autochtones. A travers leurs activités de survie (pêche, chasse) mais aussi de vie quotidienne comme la couture, la broderie, les décorations, les outils… Activités autant masculines que féminines.

La grande tourmente

 

Le parcours rend compte du choc des civilisations : 400 ans de colonisation, de transformations et de résilience. Où le blanc a été celui qui détruit et veut anéantir des civilisations extraordinaires.

La décolonisation – la guérison

Le propos fait état des revendications, des négociations politiques et culturelles ainsi que du combat pour la reconnaissance et les transferts de pouvoirs administratifs visant à rétablir les rapports historiques. Tout ceci a démarré dans les années 1970 avec l’opposition des Crees de la Baie de James, suivi par des positions du gouvernement comme la loi constitutionnelle de 1982, puis les 15 principes du Québec ; la première entente en 1991 avec le comité constitutionnel des Nunaviks ; et en 1996 les 400 recommandations de la Commission Royale. Et en ce moment les excuses du 1er ministre Monsieur Trudeau auprès des premières nations pour tout le mal réalisé.

De quoi rêve-t-on pour l’avenir ?

L’exposition aborde les inquiétudes et les aspirations profondes des communautés. Comment trouver sa voie entre modernité, tradition et a-culturation ? Comme au Musée Mc Cord, à Montréal , des interviews de femmes et d’hommes exprimant leurs vécus, leurs souffrances et leurs espoirs. Tout passe par la reconnaissance et l’adaptation des traditions à notre monde de vie actuel. Comment mêler traditions et modernité ?

Liens : https://www.mcq.org/fr/exposition?id=26532&intcid=ban|accueil|boites|Cest_notre_histoire

Catégories :Amérique du Nord, Canada, Non classéTags:, , , , , , , , ,

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :