Un week-end à Trouville


Quel bonheur que de quitter la capitale pour aller prendre un bon bol d’air sur les côtes de la Manche et profiter du beau paysage venteux de la mer.

Bon air frais, bon vent frais, soleil et bonne chair !

Se balader dans Trouville le nez au vent, on découvre les belles rues et les belles maisons de cette côte.

On peut se promener dans les rues minuscules dites passages ou impasses que forment des maisons de pêcheurs. Ruelles où les fleurs touchent presque les maisons d’en face ; lieux où chaque maison d’un ou deux étages frôlent la voisine et où les tables sont sorties pour l’apéro entre voisins. Jolies bicoques juxtaposées les unes aux autres aux couleurs chamoirées et aux lucarnes sur les toits qui font des coucous aux voisins. Le calme règne et la bonne vie aussi. Il faut souvent monter des rues abruptes ou bien des escaliers car Trouville sans ses différentes collines ne serait pas Trouville ! On y perd son souffle mais on y revient car les vues vous coupent le souffle !

Chacune à une spécificité qui a été inventée par l’heureux propriétaire de la maison : le sac en rotin où figure une image de Proust tant connu pour ses madeleines !

Parfois une colombe sur un rebord de balcon en fer forgé vous toise du regard !

D’autres ont une jolie aquarelle sur le fronton de la porte qui représente le bord de mer. Histoire que vous soyez bien sûr d’être face à la mer !

D’autres ont en face de la porte un joli rectangle de verdure où les fleurs jaunes et blanches maculent la fausse herbe ! Elles ont parfois des vues à couper le souffle sur la ville et les toits de Trouville et surtout sur la mer grise, ce jour-là ! Elles se cachent du reste de la ville avec son architecture très art nouveau ou art déco.

Sur les toitures on trouve parfois des chats stylisés courant après des oiseaux ou autres bestioles.

Il faut alors descendre plus bas vers la plage dans les rues plus connues pour découvrir les belles maisons comme celle où vécut et mourut Marguerite Duras (1963-1996) dans l’ancien palais des Roches noires. Proust y séjourna aussi.

On y trouve de magnifiques villas aux noms plus évocateurs les uns que les autres et surtout avec un style bow-windows qui réapparait de manière régulière :

          La villa Montebello devenu le musée de Trouville

          La villa Sidonia avec ses terres cuites émaillées en forme de vases avec des fleurs.

          La villa persane construite en 1859 évoque l’architecture perse par ses dessins en briques et par la forme de ses fenêtres dentelées et ornées de carreaux de faïence. Proust dans « Les Recherches » évoquera la maitresse des lieux la Princesse de Sagan.

          D’autre dont je ne connais pas les noms toute en hauteur et dont les carrelages bleus évoquent la mer.

          La villa des Goélands avec ses balcons arrondis en fer forgé et ses décors sur la façade et les rebords de balcons.

          L’hôtel Le Flaubert sans accès à la plage l’hôtel de la plage

          Le chalet Mozin avec ses fenêtres renaissance

          Et le casino qui ferme le bout de la plage de Trouville, mastodonte et carton-pâte !

Et puis les mouettes chapardeuses sont toujours là sur les planches à narguer le touriste pour lui voler qui une gauffre qui un morceau de gâteau !

Un endroit plaisant où se retrouver et se reposer.

 

Trouville, 28 avril 2019.

 

Catégories :Cap Vert, Europe, France, Non classéTags:, , , , , , , , , , , , ,

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