Une très belle exposition à Paris : L’Asie rêvée d’Yves Saint Laurent


Une exposition qui vous remet dans la léthargie du voyage et vous fait reprendre les grandes routes de l’Asie.

« Il me suffit d’un livre d’images pour que mon esprit se fonde dans un lieu, ou un paysage […] Je n’éprouve aucun besoin de m’y rendre. J’en ai tellement rêvé… » Yves Saint Laurent

A travers les créations du couturier Yves Saint Laurent, nous repartons sur les chemins de l’Inde, du Japon, de la Chine.  Créations qui passent par les dessins de ses costumes mais aussi les objets de sa collection personnelle et les robes qu’il a créées. Une féérie des sens, des yeux et un bonheur de redécouvrir les œuvres de ce couturier culte.

Je vais commencer le voyage par l’Inde qui tient une place particulière en moi et qui m’a fait un clin d’œil à travers les œuvres d’ YSL. Dès 1962 YSL réinterprète les vêtements indiens comme la kurtka et le pantalon, les saris. Les soieries colorées, les chapeaux traditionnels sikhs retravaillés ou agrémentés de plumes noires, les dessins inspirés des tissus cachemiris avec ses formes si spécifiques qui brillent sur le velouté noir des tissus des vestes longues. YSL redessine les vestes ornées d’or des vestes longues ou courtes de moghols. Tout cela dans le plus pur style moghol parsemé des dessins moghols, des dessins de ses modèles avant les créations en réel. Une envolée lyrique sur l’Inde et ses bijoux dont le fameux cœur rouge base de l’œuvre d’YSL. On est transporté en Inde et la robe toute d’or près de la porte argentée montre toute la simplicité de l’œuvre d’YSL qui s’inspire du travail des broderies mogholes. Même celle mauve avec les reflets dorés comme des carrés entre passés et croisés à d’autres mauves. Une robe d’une grande pureté et qui retient l’œil.  Les saris sont réinterprétés et magnifiés par les mains d’YSL.

Juste à côté se trouve le studio ou bien le bureau aux larges miroirs où YSL venait travailler. Les murs remplis de livres, mais aussi de tissus et la table où il griffonnait ses dessins. Il ne manque plus qu’YSL et on s’y croirait presque.

Mais reprenons le chemin du Japon qui en fait est la dernière salle – fin de l’exposition mais qui garde toute la beauté des couleurs, des tissus et de la tradition japonaise. Cette salle incarne « les noces du passé et du présent ». YSL est fasciné dès 1963 par le Japon et le raffinement de ses habits.  Le kimono l’inspire et il en garde la quintessence et surtout la fluidité du mouvement.  Je suis fascinée par le tissu mauve vert-pomme qui donne l’impression de voir la mer et les montagnes vertes. Un ravissement de l’œil et une envie de s’y glisser. La veste aussi qui représente un tableau de Van Gogh tant prisé par les japonais ! Et puis cette robe longue noire avec une rose rouge sur toute sa longueur. Simplicité, beauté et fluidité.

Et puis revenons à la Chine (commencement de l’exposition) où se mélangent des œuvres d’YSL et des vêtements traditionnels religieux tibétains portés par exemple par Noureev. Là aussi on retrouve YSL dans toute sa splendeur et son invention qui fait tourner les têtes et vous transportent dans son monde créatif. On a l’impression là aussi de voyager à travers le continent chinois et de visiter le pays à travers ses différentes collections. Toutes les couleurs de la Chine sont là : le rouge, le doré, le jaune, les broderies, les fourrures….. Les pivoines rouges, les dragons et les toits chinois dorés. Une robe noire avec des dessins bleus a attiré mon attention : des roses ou des pivoines noires sur fond bleu le tout proche d’un vêtement traditionnel bleu chinois. On n’est d’ailleurs pas en reste avec les objets provenant de Chine ou du Musée Guimet qui ornent la collection.

Et puis le dernier épisode de l’exposition est sur le parfum Opium. Un de mes parfums préférés car je l’ai porté plus de 10 ans. Y est raconté l’histoire du lancement aux Etats-Unis et la campagne de presse contre ce parfum car trop scandaleux. Mais ce qui est plus intéressant est de voir tous les croquis réalisés par YSL pour arriver à créer le packaging qui puisse ressembler à un ino boite japonaise pour contenir les médicaments. Et surtout ce qui a retenu mon attention c’est le mur complet d’objet chinois, japonais ou créé par YSL. Une pure merveille.

Un écrin cette exposition ! Courez-y !

Lien vers le site YSL : https://museeyslparis.com/expositions/asie-revee-yves-saint-laurent

Octobre 2018

Catégories :Europe, France, Non classéTags:, , , , ,

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